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N°250 Semaine du 28 mai au 03 juin 2012 31 mai 2012 Les
silences de Hollande 45 000
emplois dépendants essentiellement de 46 grands groupes sont
sous le coup d’une liquidation immédiate, 90.000 postes de travail
sont en sursis sur tout le territoire. Au total 135.000 salariés sont menacés
de perdre leur emploi dans très peu de temps. Ces chiffres ont été repris par
la presse qui a même établi une carte détaillée des 46 « plans
sociaux » et des dizaines de milliers d’autres licenciements à venir. Mardi
29 mai Hollande a longuement été interrogé par la télévision. C’était pour
lui l’occasion de dire ce que le gouvernement actuel avait prévu pour
empêcher ces licenciements. Il n’a rien dit à ce sujet. Au lieu de cela, il a
parlé longuement des « difficultés » que les entreprises
rencontrent. Il ne faut rien faire qui les « déstabilise » a-t-il
déclaré. L’augmentation du SMIC (à la limite le gouvernement tolèrerait un
coup de pouce le plus faible possible) nuirait à leur équilibre et donc
à l’intérêt national ! Ce
ne sont ni les travailleurs ni le peuple qui ont mis le pays dans cette
situation. Rappelons qu’en la seule année
2011, 210 milliards de dividendes ont été versés aux actionnaires des grandes
entreprises industrielles et financières. La même année 170 milliards de
cadeaux ont été faits aux entreprises sous forme d’exonérations fiscales et
de cotisations sociales. 380 milliards au total, c’est plus que l’équivalent
de notre budget national, ont été accaparé par les grands groupes
capitalistes avec l’aide d’un
gouvernement complice ! Hollande
n’en a pas dit un seul mot, à croire qu’il ne connaît pas ces données que
l’on peut consulter pourtant facilement ! Il faut récupérer de telles
sommes qui nous appartiennent pour les mettre au service de notre
développement économique et industriel, créer des emplois, augmenter les
salaires et les retraites, satisfaire
nos revendications, à commencer par les plus urgentes. Le silence de Hollande
est éloquent. Il n’aborde jamais ces questions parce qu’il ne veut pas
changer de politique. L’équipe a changé mais la politique ne changera pas. La
Commission Européenne vient de publier un rapport qui en dit long sur ce
qu’elle attend du gouvernement français. Elle critique vivement « le
manque de flexibilité du marché du travail » et en particulier
« le haut degré de protection légale incluse dans les contrats de
travail ». Elle ajoute que les licenciements économiques devraient être
rendus possibles pour améliorer la rentabilité des entreprises et leur
compétitivité. La même commission propose des « coupes supplémentaires
sur les dépenses de santé et le contrôle des dépenses des collectivités
locales. A propos de la Sécurité Sociale, elle encourage le gouvernement à
poursuivre dans la voie d’un allongement de la vie active. Dès l’an prochain
souligne la commission « la correction du déficit pourra requérir des
efforts additionnels ». La
commission peut être rassurée sur les intentions de l’actuel gouvernement. C’est
Hollande lui – même qui a réaffirmé à la télévision « on doit
respecter nos engagements budgétaires, il va falloir faire un effort ». Silence
du côté des dirigeants des centrales syndicales qui se déclarent comme l’a
dit Chérèque « en phase avec la méthode de dialogue sociale retenue ». Hollande
continue la même politique que son prédécesseur. Pour changer de politique il
faut s’attaquer aux multinationales capitalistes qui possèdent les moyens de
productions, et ça il ne le veut pas. Un
vrai changement ne peut venir que de l’action du peuple contre le capital.
« Communistes » est avec vous dans ce combat. . Lire, enregistrer et/ou imprimer cet article au
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