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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°251 Semaine du 04 au 10 juin 2012 07
juin 2012 Une conférence pour gagner du temps Le Gouvernement temporise en
continuant à entretenir des illusions, au moins jusqu’à la rentrée de septembre. Ainsi
a eu lieu, ce 5 juin, une énième rencontre entre « partenaires
sociaux » pour organiser la « Grande » conférence
sociale qui doit se dérouler les 9 et 10 juillet. Les confédérations
syndicales, le MEDEF, le gouvernement,
tout le monde est tombé d’accord sur les dates retenues et sur l’ordre du
jour. En 2 jours Sept thèmes
seront abordés: ·
L’emploi et les
licenciements. ·
La formation. ·
Les systèmes de rémunération (SMIC, intéressement, etc.). ·
Le redressement de l’appareil productif ·
L’égalité professionnelle entre Hommes et Femmes. ·
L’avenir des retraites et le financement de la protection sociale. ·
Les services publics. Pas une seule fois la question
centrale de l’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat est posée en
tant que telle. On va donc parler de
tout et de rien en attendant les vacances. M. SAPIN, Ministre du Travail l’a lui-même
indiqué : « Tout commencera en termes de discussions concrètes le 10
juillet au soir ». Pour combien de semaines et de mois ? Les syndicats saluent la « volonté
de concertation » du gouvernement. CHEREQUE approuve bruyamment :
« Nous allons pouvoir faire le diagnostic sur ce qui se passe dans notre
pays ». Comme s’il ne le savait pas depuis fort longtemps! S’il avait soutenu les luttes des salariés, il
aurait gagné du temps et aurait beaucoup appris. La patronne du MEDEF, L. Parisot, a prévenu :
« Sur le SMIC, comme sur les retraites il faut mesurer l’impact avant
toute décision ». Elle ne veut pas qu’on parle des salaires ! Bref, pour tout ce beau monde il
est urgent de temporiser, de calmer les attentes et les impatiences. Pour ça,
le meilleur moyen d’étouffer toute contestation est de laisser penser qu’avec
ce nouveau gouvernement, la seule négociation dans les salons entre gens
conscients et responsables, est LA solution. Pour Communistes au contraire, le temps des luttes d’ampleur, organisées,
est venu. Nous n’avons rien à attendre de ces « négociations » dont
le seul but est de faire tomber la combativité, en laissant la main libre au
patronat et à tous ceux – ils sont nombreux – qui le servent. . Lire, enregistrer et/ou imprimer cet article au format
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