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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°252 Semaine du 11 au 17 juin 2012 14
juin 2012 Après le
premier tour Ce premier tour est marqué par une abstention record pour
ce type d'élection. Sur 46 millions d'électeurs inscrits, un peu plus
de 19,5 millions se sont abstenus. Après s'être débarrassés de Sarkozy,
43% d'électeurs qui n'attendaient rien, et pour cause, ne se sont pas
déplacés. Les deux « grands » partis
de l'alternance institutionnalisée n'ont chacun que moins de 9 millions de
voix (sur 46 millions d'électeurs). Curieuse démocratie mais qui est la
résultante de cette absence de perspective de changement profond auquel 68%
d'électeurs ne croient plus. En examinant quelques chiffres on
mesure la profondeur du malaise particulièrement dans certaines catégories.
Chez les 18-24 ans, 66% d'abstentions ! Chez les électeurs qui ont un
revenu inférieur à 1200 euros par mois, ce sont 53% qui se sont abstenus. Mécontentement et désarroi sont donc
la caractéristique de la situation sociale et politique qui profite encore au
FN. La stratégie et le rôle de ce parti s'affirment de plus en plus comme un
recours du capital, avec une banalisation de l'extrême droite. C'est une
situation que l'on retrouve dans nombre de pays européens. L'essentiel de l’action de Hollande
pendant ce premier mois confirme bien qu'il est en service commandé aux
ordres du capital. Les mesurettes qu’il propose ne changeront rien aux difficultés du
quotidien de la population. La seule annonce « sociale » est la
programmation de la « grande conférence sociale » des 9 et 10 juillet. Elle se prolongera pendant
des semaines voire des mois dans des négociations qui ne pourront être que
porteuses de régressions. Ces bavardages n'aborderont les vraies solutions
sur les salaires et les pensions, sur l'emploi, la santé etc... que s'ils
sont sous la pression des luttes. Car cette conférence sociale entre « partenaire sociaux »
n’est pas organisée pour que les
salariés fassent entendre leurs exigences. Ajoutons à cela et ce n’est pas le
moins grave, un syndicalisme français qui a abandonné le terrain de la lutte
de classes pour se compromettre dans des « négociations » avec le
patronat qui évidemment ne cède rien en dehors du rapport de force. Le rôle
que jouent les centrales syndicales est totalement voué à l’accompagnement des
décisions patronales que ce soit en matière d’emploi, de développement
industriel, de formation. Elles nient les luttes laissant les syndicats
d’entreprises se débrouiller seuls, sans coordination, ce qui mène à
l’isolement des luttes pourtant nombreuses. L'intérêt des salariés n'est pas dans
la gestion du capital, il est dans la lutte contre ceux qui veulent nous
exploiter encore plus. Le capital est en crise. Les peuples
européens paient le prix fort de cette crise. Hier la Grèce, aujourd'hui
l'Espagne, demain l'Italie. Notre pays n'échappera plus à un train de mesures
antisociales sans précédent qui avaient été mises sous le boisseau dans un
grand consensus pour cause d'élection. Pour le second tour Communistes ne
soutient aucun candidat. Les électeurs qui ont voté pour nos candidats ont
exprimé l'exigence d'un changement de société dont nous sommes les seuls
porteurs. Tous les autres partis et leurs candidats s'inscrivent dans la
logique du capitalisme. Si le système électoral nous avait
permis d'être présent dans toutes les circonscriptions c'est un potentiel de
90 000 électeurs qui auraient approuvé « Communistes » Dès aujourd'hui pour agir venez
rejoindre Communistes et soutenir son action. . Lire, enregistrer et/ou imprimer cette
déclaration au format PDF (2 pages) .
http://www.sitecommunistes.org |