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Sarkozy- Hollande, deux méthodes mais un seul but :
poursuivre l’exploitation capitaliste.
La méthode Sarkozy consistait à passer en
force les décisions prises à l’avance, réforme des retraites, casse des
services publics, salaires… etc.
La méthode Hollande vise évidemment à
obtenir le même résultat, il a besoin pour y parvenir de l’aval renforcé
des dirigeants des confédérations
syndicales.
Les gérants du capital se suivent et se ressemblent, la méthode
change, le capitalisme reste.
Devant les 300 participants dont sept
ministres à cette « grand- messe », F. Hollande a annoncé la
couleur. Son discours d’introduction était truffé d’expressions types: « compétitivité des entreprises »,
« coût du travail », « baisser les charges qui pèsent sur le
travail », « déficits publics », « dette
publique », « réforme des retraites », « modifier la
loi sur le SMIC », « flexibilité », « réforme de la
protection sociale »… Tout y était.
Le ton était donné pour parvenir à un
« compromis acceptable par tous ». Des « tables rondes » sur sept
thèmes différents mais surtout pas essentiels eurent lieu. Une « synthèse » de ces
« débats » sera présentée mais pas avant un an au cours d’une
nouvelle conférence dite sociale.
Rien n’a été dit sur les énormes profits
réalisés par les multinationales.
Rien sur les 210 Milliards de dividendes
accaparés par les actionnaires des grandes entreprises industrielles et
financières.
Rien sur les 170 Milliards de cadeaux fait
aux entreprises sous forme d’exonérations fiscales et sociales.
Rien sur les 950 Milliards de richesses
produites par le travail.
Pas un mot… et pourtant, il y aurait de
quoi satisfaire les revendications, développer l’emploi, créer de véritables
services publics, développer la protection sociale, la qualité de
l’enseignement.
Le silence de F. Hollande n’est pas
surprenant, il confirme tout simplement son allégeance au système
capitaliste.
Comme le précédent gouvernement, il se met
au service des grands groupes pour leur permettre d’accumuler encore plus
de profits.
Toutes ses propositions vont dans ce sens :
salaires : refonte du SMIC, réforme du financement de la protection sociale : payée par la hausse de la CSG
prélevée sur les salaires et les retraites , poursuite de la « baisse
du coût du travail », des « aides aux entreprises », de la
casse des services publics, bref, la panoplie aggravée des mauvais coups
habituels contre les salariés pour satisfaire les appétits du capital.
Le pouvoir actuel veut même pérenniser par
la loi l’intégration des syndicats à cette politique. Scandaleux !
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Cette mise en scène
appelée « dialogue social » est approuvée par tous les
participants, le MEDEF et les dirigeants des centrales syndicales, Chérèque
en tête, se réjouissent de la
méthode.
Ceux-là s’y prêtent, y compris la CGT qui,
nous l’avons déjà dit maintes fois, a abandonné depuis longtemps le terrain
des luttes pour celui des «négociations » avec les représentants
du capital.
L.Parisot s’en réjouit : « jamais
la CGT n’a signé autant d’accords interprofessionnels » dit-elle. Pour
quels résultats ? Chaque accord signé se traduit par des reculs pour
le monde du travail. Alors pourquoi
se compromettre d’avantage ?
L’histoire sociale française et internationale n’a-t-elle pas
démontré que tous les acquis sociaux ont toujours été arrachés au capital
par les luttes ? Les intérêts du capital et ceux du travail sont
inconciliables, c’était vrai hier, ça l’est encore plus aujourd’hui.
Alors pourquoi ne pas jouer le rôle que toute centrale
syndicale digne de ce nom devrait jouer : organiser les luttes, les
impulser constamment, les coordonner pour satisfaire les besoins
fondamentaux ?
En réalité, l’attitude des dirigeants de la
centrale syndicale est un positionnement politique qui consiste à aménager
les décisions du capital. Certes, il leur faut quelques fois durcir le discours suivant les
circonstances et le niveau du mécontentement, mais au final et au prétexte de
maintenir « l’unité syndicale », la centrale fait rentrer tout le
monde dans le rang du « dialogue social ».
Mais le mécontentement grandit, les luttes se
développent. Dans les entreprises, les syndicats, la CGT en tête, n’ont pas
l’intention de se laisser faire. Même s’ils sont isolés, ils se battent.
On recense plus de 300 conflits sociaux
dans tout le pays. Tous les secteurs sont concernés, la santé, l’industrie,
l’éducation, l’énergie, les services postaux, les transports, l’eau, le
commerce.
Au centre des revendications, l’emploi, les
salaires, les conditions de travail. Ce sont ces luttes et leur
amplification qui font peur aux tenants du capital et à leurs serviteurs
quels qu’ils soient. Tous voudraient que la méthode du « dialogue
social » devienne la règle pour
endiguer, freiner toute volonté de lutte. Poursuivre l’exploitation du
travail dans la « paix sociale », c’est de cela qu’ils rêvent.
Des réactions à cette stratégie des centrales syndicales
commencent à s’exprimer, notamment à la CGT, ou les luttes menées par les
syndicats d’entreprises, le mécontentement grandissant, ne peuvent être
ignorés indéfiniment.
Le « compromis positif » entre le capital et le
travail est un leurre agité par le pouvoir actuel avec la bénédiction des
centrales syndicales.
Pour combien de temps ? La réponse est dans le niveau des
luttes que les travailleurs seront en capacité de mener.
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