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A France Télécom Châteauroux (36), depuis l’annonce de la
délocalisation du service appelé « Conduite d’Activité » sur
Fleury les Aubrais (45), les salariés ont décidé de mener la lutte pour le
maintien du site et le recrutement de personnel. Ils
étaient en grève le 12 juin, et ont reconduit celle-ci tous les samedis
depuis le 23. Leur colère est profonde, d’autant que France Telecom
considère que le site de Châteauroux, doit être supprimé d’ici 2017. Les
départs en retraite ne sont pas remplacés et tout recrutement externe est refusé.
A Châteauroux une cinquantaine d’agents de cette plate
forme téléphonique traitent régionalement les incidents des usagers de 5
départements (18/36/37/45/28), et répartissent le travail supplémentaire
entre les agents des lignes de la
région.
Ces plates formes téléphoniques sont
utilisées comme régulateurs de
gestion du personnel selon les cas et les besoins. La délocalisation de
Châteauroux est une énième restructuration pour certains agents ayant déjà subt des fermetures de sites, des
mobilités impayées.
Cette délocalisation est totalement inopportune,
d’autant que sur Fleury les Aubrais France Télécom a dû créer une nouvelle
plate forme pour répondre aux mêmes besoins, sur les mêmes départements. Ce
transfert d’activité n’a nullement lieu d’être, à moins de vouloir tout concentrer sur des pôles
régionaux et désertifier un peu plus
les territoires comme l’Indre, considérée comme un département à moindre « valeur
ajoutée ».
Les grandes sociétés
multinationales veulent qu’il n’y ait plus aucun obstacle
qui gêne leurs profits scandaleux dans le secteur de communications,
marché à fort rendement. L’entrée d’ un nouvel
opérateur appelé « free »
dans un contexte de crise économique
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risque de provoquer des dégâts
en matière d’emplois y compris dans la sous-traitance.
L’annonce
de la mutualisation des
investissements dans les réseaux avec d’autres opérateurs( ??) laisse
entendre que France Telecom va
poursuivre sa politique dans une Europe du capital ou la concurrence doit
être libre et non faussée. Ce sont les salariés de FTSA qui en feront les
frais, par la baisse du pouvoir d’achat, la baisse d’activité, la fermeture
de sites, la polyvalence, le refus d’investir dans la fibre optique ou le très haut
débit satellitaire. La
multinationale France Telecom entend
continuer à dicter sa loi, verser des milliards de dividendes. Le gouvernement doit stopper tout de suite cette politique.
Les moyens d’une toute autre orientation existent.
Communistes estime que pour ce sortir de ce
marasme, il faut utiliser les profits
fabuleux pour relancer les investissements, maintenir toutes les activités
dans les territoires, créer toutes les conditions de recrutement, de
formation au plus près des usagers pour une meilleur qualité de service.
Communistes est porteur d’ une
orientation politique forte en matière de droit à la communication pour
tous sur tout le territoire. Il faut s’attaquer aux moyens de production et d’échange et
pour cela France Telecom doit être
re nationalisé sous monopole public d’Etat, en récupérant toutes les filiales.
Pour faire reculer le capital, rien ne remplacera les luttes que les
salariés de tout le secteur des télécommunications mèneront ensemble sans relâche.
Communistes soutient la lutte des
personnels de la conduite d’activité à Châteauroux.
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