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Laurence
Parisot vient une nouvelle fois de rappeler les exigences du patronat dans
une longue interview au journal ‘’les Echos’’ du 18 juillet.
Après
avoir apprécié par deux fois de manière positive l’action du ministre du
Travail, M. Sapin, au regard de ses positions, elle pose les revendications
patronales et entend bien obtenir satisfaction lors de la ’’grande
conférence sociale’’ qui doit se poursuivre en septembre.
Tout
y passe. Compétitivité, flexibilité du marché du travail, coût du travail,
baisse des cotisations sociales et leur remplacement par une hausse de la
TVA et de la CSG, accords au niveau des entreprises pour la fixation de la
durée du travail, des salaires et des heures supplémentaires.
Des
menaces.
Parlant
de cette conférence sociale et de la concertation entre ‘’partenaires
sociaux’’ elle menace. Notre point de vue est décisif et doit être
entendu…Comment pourrions-nous ouvrir une négociation si le document
d’orientation… ne nous convient pas. On ne saurait être plus
clair. Le Medef veut bien discuter mais seulement pour que ses exigences soient
prises en compte avec
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l’aval
du gouvernement et le soutien des syndicats chargés de faire avaler la pilule
aux salariés.
A
propos de PSA
Elle
met les points sur les i. Quant à l’Etat, c’est son interventionnisme
qui parfois met les entreprises en difficulté. Il doit se concentrer sur
l’environnement économique, accompagner socialement les
restructurations et éviter toute ingérence dans la stratégie et le
management des entreprises.
A
la collectivité de prendre en charge les suppressions d’emplois, au
capitalisme le profit, sa seule raison d’être.
Une
déclaration de guerre
Ces
propos doivent être pris au sérieux. Le capitalisme français est en retard
sur ses concurrents dans la casse des acquis sociaux, résultats des luttes
et des succès revendicatifs passés. Il doit combler ce retard dans les plus
brefs délais. Cette ‘’conférence sociale’’ qui se déroule avec les
centrales syndicales l’arme au pied, sans appel à la lutte pour mettre en
échec les exigences patronales, sous l’œil complice d’un gouvernement
socialiste, est lourde de danger pour le monde du travail.
Une seule réponse : AGIR.
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