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Comme il fallait s’y attendre et malgré les « coups de
gueules » factices du gouvernement Hollande, les 8000 suppressions
d’emplois chez Peugeot, la fermeture du site d’Aulnay, sont confirmés et
approuvés par le gouvernement.
Et pourtant, le ministre Montebourg s’est
fâché « tout rose » à l’annonce du plan de casse Peugeot et le
président Hollande annonçait le 14 Juillet qu’il n’ « accepterait pas
le plan en l’état ».
Ces faux semblants, ces postures en
trompe-l’œil se transforment aujourd’hui en nouveaux cadeaux aux patrons du
groupe. 490 Millions d’euros de fonds publics vont être utilisés pour
accompagner les décisions de Peugeot.
Peu importe les 8000 salariés mis à la rue
pour satisfaire aux objectifs de rentabilité du groupe.
Peugeot et Hollande s’entendent comme
larrons en foire, il suffit de quelques rencontres et ils se mettent
d’accord pour faire payer aux salariés et au peuple leurs décisions
communes.
Et ce n’est pas tout, ils veulent aller
plus loin, le gouvernement annonce de « nouvelles mesures pour aider
la filière automobile » qu’il présentera à la rentrée.
Le pire est à craindre… Sauf si les luttes
se développent, car on a bien compris que c’est la seule voie à suivre pour
s’opposer aux objectifs de Peugeot et du gouvernement, son fidèle allié.
Les salariés de Rennes et d’Aulnay
commencent à réagir, mais une fois de plus, les centrales syndicales
laissent faire.
On les savait dévouées au « dialogue
social », elles confirment chaque jour qui passe leur alliance
objective avec le capital.
Aucune n’appelle à la lutte, toutes
s’inscrivent dans la gestion des plans de licenciements qui se multiplient.
La CFDT est satisfaite des décisions
gouvernementales concernant l’automobile, la CGT n’est « pas
contente », elle s’attendait à « des décisions plus
audacieuses », à « arrêter le dumping social », à
« geler le plan Peugeot », à « associer les salariés aux
décisions ».
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La fédération de la métallurgie CGT lui
emboite le pas en réclamant « le développement des prêts à taux zéro
pour les jeunes ». Quel bonheur pour les patrons !!!
Mais toutes les centrales syndicales se
sont prononcées pour la désignation d’un « expert » pour
examiner les comptes du groupe.
Ainsi, toutes évitent le débat sur les
causes réelles de la casse de l’industrie automobile : l’exploitation
capitaliste, la recherche du profit maximum qui conduit inévitablement aux
suppressions d’emplois, à la baisse des salaires, à la suppression des
acquis sociaux.
Cette position politique des centrales
syndicales a pour but de freiner pour gérer les décisions dans la
« paix sociale » en bons « partenaires ».
Il ne reste aux travailleurs que les luttes
qu’ils seront en capacité de mener.
D’autant plus que la casse de l’industrie
automobile est l’arbre qui cache la forêt.
Après PSA, Alcatel annonce la suppression
de 5000 emplois, la construction, l’industrie pharmaceutique, Air France,
le commerce, les banques, les assurances disent vouloir faire des
« économies » en supprimant des milliers d’emplois.
5000 emplois sont détruits chaque mois dans
l’industrie. Au total 135 000 vont disparaitre en 2012 dans tous les
secteurs d’activité sans compter ceux annoncés récemment.
Evidemment, personne ne parle des profits
réalisés par les grands groupes, ni des fonds de réserves accumulés pour
investir dans les pays à « bas coûts », ni des cadeaux fiscaux,
sociaux, ni des fonds publics engloutis dans ces entreprises.
Tous évitent le sujet parce qu’ils sont
d’accord pour poursuivre cette politique.
Mais jour après jours les masques des
adeptes du « changement » tombent, les luttes ne faiblissent pas
malgré la période des congés.
Il faut les amplifier sans attendre.
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