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Le capitalisme n’a qu’un seul but : le profit et son
accumulation, peu importe les conséquences sociales que cela engendre.
Les richesses produites par le travail sont
accaparées par le capital pour son seul profit. Cette règle est intangible
et le restera aussi longtemps que le capitalisme existera.
Les intérêts du capital sont inconciliables
avec ceux qui produisent les richesses : les travailleurs.
Depuis que ce système économique existe,
les travailleurs ont dû lutter sans cesse pour améliorer leurs conditions
de vie. Les luttes ont permis des avancées sociales importantes, mais n’ont
pas supprimé le capitalisme, l’exploitation du travail n’a pas cessé, au
contraire, elle s’est renforcée.
Les fermetures d’entreprises, la casse des
services publics, les atteintes aux droits, aux acquis sociaux, le chômage
de masse, l’explosion de la pauvreté sont les conséquences d’un tel
système.
Le choix politique est donc clair :
LES LUTTES pour supprimer le capitalisme ou SON AMENAGEMENT, c’est-à-dire
collaborer avec lui sans le remettre en cause.
Ce bref rappel est nécessaire pour mesurer
les enjeux du « dialogue social » dont tous les partis politiques
et les centrales syndicales se réjouissent aujourd’hui.
Comment contraindre le capital à satisfaire
les besoins sociaux autrement que par les luttes ? Poser la question
c’est y répondre. A ce titre, l’histoire est riche d’enseignements.
Les syndicats sont aujourd’hui des
« partenaires » et négocient avec les gérants d’un système qui ne
recherche que le profit maximum et le plus vite possible.
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Ce choix politique vise à faire croire que
le capital peut faire des « concessions » sans lutte, en
négociant avec lui dans la « paix sociale ».
Dernier exemple en date : les 8000
suppressions d’emplois dans le groupe Peugeot. Le gouvernement appelle au
« dialogue » avec les syndicats qui selon lui doivent être
« associés » aux mesures d’accompagnement.
Autre exemple : la « conférence
sociale » à laquelle tous les syndicats et le patronat ont participé.
Tous se sont félicités d’un changement d’ « attitude notable du
nouveau gouvernement » alors que cette « conférence »
ne vise qu’à aider le capital dans sa recherche de profits nouveaux. Les
thèmes abordés touchent tous les secteurs de la vie économique et sociale
de la société. Ce sera du « donnant-donnant » a déjà prévenu le
MEDEF qui revendique fermement la baisse du « coût du travail ».
On sait ce que cela veut dire, le « donnant-donnant » s’est
toujours traduit par d’importants reculs sociaux. Personne n’a évoqué les
énormes profits réalisés, on n’était pas là pour ça.
Les centrales syndicales ont depuis
longtemps abandonné le terrain des luttes, le « dialogue social »
étant l’outil pour les freiner. Mais les syndicats d’entreprises commencent
à réagir, la réalité du terrain est incontournable. Les luttes doivent se
développer, c’est indispensable. Plus elles seront fortes, plus le capital
sera mis en difficulté et les revendications satisfaites. C’est la règle
dans ce système. Communistes soutient et soutiendra toutes les luttes pour
le supprimer.
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