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Depuis des semaines, les mauvais coups pleuvent contre
les travailleurs : licenciements, fermetures d’entreprises, hausse du
coût de la vie, du gaz, des transports… Tout cela n’est malheureusement pas
une surprise, le capital a besoin d’aller vite avec la complicité active du
gouvernement pour faire baisser le « coût du travail » et
rétablir ce qu’ils appellent pudiquement la « compétitivité des
entreprises ». A Communistes, nous avons dit que cette situation
nécessite le rassemblement du peuple dans une action résolue contre le
capital et les politiciens de droite et de « gauche » à sa solde.
De son côté, Mélenchon de retour du Venezuela, tire un autre enseignement. De son point de
vue, exprimé dans une interview au « Journal du Dimanche », des
cent jours du gouvernement Hollande-Ayrault : « il n’est
rien sorti ». Poussant plus loin, il estime
que : « Hollande a dilapidé le contenu insurrectionnel du
vote de la présidentielle ». Ce serait, selon Mélenchon, par manque de
préparation que le nouveau pouvoir aurait une incapacité à marquer un
rapport de force vis-à-vis de la finance, tandis que le Front de Gauche,
lui était prêt.
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Un tel diagnostic prêterait à
rire s’il ne masquait pas la recherche d’un « affrontement
verbal » susceptible d’éloigner les travailleurs du chemin de la
lutte. D’ailleurs l’insurrection est si proche que Mélenchon fait appel… à
la « gauche du Parti Socialiste » pour modifier la situation
politique. Montebourg par exemple, dont le rôle dans le cirque politicien
est de masquer les responsabilités du patronat sur la casse industrielle et
ses vagues de licenciements. On a vu avec quel brio, après avoir
« taclé » verbalement le patron de PSA, il a donné quitus à la
direction de ce groupe dans sa politique industrielle. Le voilà maintenant,
répondant à Mélenchon « qu’il fallait du temps » et « qu’il
préparait l’avenir de l’industrie en conjuguant écologie et technologies de
la communication ». Les larrons sont bien accordés l’un pèle les
oignons et l’autre pleure, les bateleurs de foire promettent un
« monde meilleur » mais surtout sans s’attaquer au capital et à
sa logique destructrice des Hommes et des ressources. Il n’y a vraiment
rien à faire avec ces lascars, seule la lutte peut modifier le rapport de
force, c’est à cela que s’emploie notre parti Communistes.
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