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Hollande et son
gouvernement préparent une attaque en règle contre les salaires, l’emploi,
les acquis sociaux. C’est ainsi que Hollande a décidé que le gouvernement
fera « des choix courageux » pour réformer le financement de la
protection sociale.
De son côté, Michel Sapin a également estimé que « faire peser sur les employeurs une part trop importante du financement
de la protection sociale n'était pas
la bonne manière de faire ». Il a
ajouté qu'il fallait « trouver autre chose ». « Il faut adapter l’organisation du
travail, la localisation de l'emploi et aussi la quantité d'emplois…
Les entreprises doivent pouvoir s'adapter aux nouvelles
données économiques ». Tout cela c’est exactement la fameuse
« flexibilité » chère au patronat. De leur côté, Hollande et les
siens emploient le mot « adaptation ». Deux mots différents pour
une même politique.
Le
patronat exprime aussi sa satisfaction: à l’annonce du contrat de
génération il écrit : « tel
qu'il est proposé dans le document d'orientation, il correspond à l'ambition que le Medef
défend pour les jeunes et les seniors »… L'organisation
patronale a été entendue. Le gouvernement vient de confirmer qu’il maintient les
21 milliards d’exonérations de cotisations sur les bas salaires accordés
chaque année aux entreprises. Le Medef « se félicite de la préservation des
allègements de charges ».
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De l’autre côté, les travailleurs frappés par les
licenciements sont appelés à renoncer à la lutte pour les emplois. Le ministre du Redressement productif
Arnaud Montebourg a appelé les syndicats de PSA
Peugeot Citroën à la « responsabilité
économique, pour ne pas affaiblir le constructeur »….
Le but est effectivement d'empêcher que les
travailleurs unissent leurs luttes et que celles-ci se développent. Le
patronat avec l’aide de Hollande et du gouvernement socialiste veut imposer
d’énormes sacrifices supplémentaires. Le mécontentement grandit, le temps
est compté… Le secrétaire général de la CFDT est inquiet, il estime que le
gouvernement doit « accélérer les réformes et les partenaires sociaux
aussi ». "Nous devons
lancer la négociation au plus vite, pour la conclure au plus tôt ». Sur
quelles bases ? Celle de « permettre les
mutations économiques » Quelles mutations ?
Silence. Pas un mot sur la lutte !
Seule une riposte
populaire de grande ampleur bloquera ce qui se prépare et imposera des
changements. Tous les salariés doivent, dès maintenant, agir ensemble
contre le patronat et ceux qui le servent.Il n’y a
pas d’autre chemin que celui de la lutte. Il faut faire de la journée du 9 octobre « pour la défense de l’industrie et
de l’emploi » une grande journée d’action.
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