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264 Semaine du 10 au 16 septembre 2012

 

11 septembre 2012

Hollande dans les pas de Sarkozy

 

 

«Dimanche 9 septembre, Hollande est intervenu sur TF1 pour dire qu’il voulait rendre le marché du travail « plus souple ». « Assouplir le marché du travail », on sait ce que ça veut dire : réduire encore plus les droits des salariés dans leur entreprise mais également dans leur vie de tous les jours. Une « refondation équilibrée » du marché du travail qui évite la « surréglementation ».C’est cela que veut Hollande.  Les droits des travailleurs seraient- ils  trop importants ? Il sait pourtant bien qu’aujourd’hui 9 salariés sur 10 sont embauchés en CDD, que les licenciements (appelés pudiquement « plans sociaux ») frappent de plus en plus fort, que le chômage atteint des records.

Pour Hollande et les siens le seul moyen de faire face  à « la gravité de la situation de l’emploi » c’est de réduire encore les droits des travailleurs. Comme si c’étaient eux les responsables de la crise du capitalisme !

Michel Sapin est ministre socialiste du travail. Il vient d’envoyer aux « partenaires sociaux » le document qui servira de base à la prochaine négociation  pour « refondre le marché du travail ». Ce document est une copie de ce que Sarkozy avait adressée aux mêmes acteurs en 2007 pour « baliser la modernisation du marché du travail » 2007 – 2012, 5 ans plus tard on peut mesurer les résultats, la situation s’est nettement aggravée.

Ce n’est pas suffisant pour le capitalisme. Le nouveau gouvernement à son service propose aux « partenaires sociaux » de se lancer dans une réforme du licenciement économique qui aille bien plus loin que celle de Sarkozy. Le document souligne, qu’il n’est pas question de « revenir à l’autorisation administrative de licenciement » qui existait il y a encore quelques années. C’est clair non ?

« Il faut baisser le coût du travail, c’est un facteur de perte de compétitivité » a déclaré Hollande à TF1. Comment? En exonérant de façon beaucoup plus importante encore  les  cotisations sociales des entreprises– de 30 à 50 milliards d’euros-  par une hausse de la CSG !  payée  les travailleurs, les retraités, le peuple.  Gallois, l’ancien président de E.A.D.S. est chargé d’une mission sur la « compétitivité des entreprises ». Il  doit présenter un rapport sur cette question qui

 

 

met directement mis en cause le code du travail. Le gouvernement prépare pour la fin de l’année la réforme du financement de la protection sociale  avec de nouvelles attaques contre la Sécurité Sociale et le système des retraites. Le budget 2013 prévoit 10 milliards d’impôts supplémentaires payés par les ménages, il prévoit le blocage des salaires dans la fonction publique…

Le MEDEF est content. L. Parisot salue « un schéma de négociation ouvert, répondant aux vœux de simplification et de souplesse des entreprises… Qui prend en compte les impératifs demandés pas les entreprises pour leur permettre de s’adapter aux évolutions de l’économie ».

Qu’en pensent les syndicats des salariés ?

Une fois de plus il faut relever le comportement de Chérèque l’actuel dirigeant de la CFDT. « Le gouvernement met en place des mesures utiles que nous soutenons » a-t-il déclaré. C’est encore lui qui parle d’ « une véritable modernisation du capitalisme ». Que pensent les travailleurs de France de telles déclarations au service du patronat ?

Pour J.C. Mailly de FO, la négociation sera « très difficile ». Il se garde bien d’appeler à l’action.

La CGT prévient qu’elle restera « attentive » car le texte « ne fermerait pas la porte aux revendications patronales ». Poussée par l’exigence de lutte dans de nombreuses entreprises, elle appelle à la mobilisation et à des manifestations le 9 octobre journée européenne pour l’industrie et l’emploi. Elle n’appelle pas à la grève. Pourtant, des entreprises appellent à des arrêts de travail. Il faut faire de cette journée une grande journée d’action interprofessionnelle dans toute la France.

Une fois de plus nous vérifions que tout va dépendre des luttes que vont mener ensemble les salariés. Ces luttes contraindront les dirigeants de leurs centrales syndicales à modifier leur attitude.

La lutte, seule la lutte,

Hollande a appelé les syndicats et le patronat à conclure « un compromis historique ». Ce rêve des exploiteurs sera balayé par la lutte des salariés,  du peuple, contre le patronat et le nouveau gouvernement à son service. 

 

 

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