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Décidément si les verts n'existaient pas, le capital et les
gouvernements qui le servent devraient
inventer cette force d'appoint de réformistes qui draine un maigre électorat
(2,5% aux présidentielles). Elle est aussi un excellent recours pour
détourner l'attention sur les vrais problèmes.
Portés par
l'intox officielle et les médias, dont chaque sujet traité débouche sur
l'écologie, les verts (dont deux sont ministres du gouvernement Hollande)
n'ont plus qu'à jouer leur rôle et faire oublier que le capital est le seul
responsable des destructions environnementales réelles mais
instrumentalisées. Les gouvernements qui se succèdent noient le poisson
dans des « Grenelle » à répétition et autres conférences sur
l'environnement débouchant sur de nouvelles contraintes et de nouvelles
taxes appelées pompeusement « fiscalité verte ».Au final, c’est
le peuple qui trinque.
L'écologie
ainsi détournée devient une religion avec ses grands prêtres, chassant
l'hérésie et culpabilisant chacun d'entre nous. Ecartée la recherche de
profits immédiats des multinationales ! Ecarté le capital qui pille la
planète de ses richesses, affecte notre santé, va jusqu'à créer des
conflits armés pour préserver ses intérêts ! La guerre est pourtant la
pire et vraie menace écologique pour l'humanité avec le danger atomique.
Danger qui n'inquiète pas les
écolos, réservant leurs coups contre l'énergie nucléaire.
Pour en
revenir à cette dernière conférence tenue avec des invités choisis, il y a
été donc surtout question de fiscalité verte avec ses taxes. Les grandes
sociétés, baptisées pour l'occasion « professionnels de l'énergie
renouvelable » étaient, elles, soucieuses des profits à empocher avec
les grands chantiers qui s'ouvrent et les produits nouveaux (éoliennes,
panneaux solaires etc...). Quant aux pétroliers (UFIP), ils sont d'accord
avec les
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verts pour une
hausse des taxes sur le gasoil. Tant pis pour les plus pauvres des
consommateurs avec leurs voitures et leurs chauffages qui polluent !
Quant à Thibault, secrétaire général de la CGT, il a sans doute oublié que
son rôle était de se battre pour la satisfaction des revendications et des
besoins des salariés. Or au cours de cette conférence il s'est déclaré
« ouvert » sur tous les sujets. Nous revoilà dans le compromis,
le grignotage d'acquis contre une avalanche de mauvais coups.
Pour
Communistes : l’indépendance énergétique nationale est en cause. La
politique énergétique doit répondre aux besoins sociaux, à la création
d'emplois. La première mesure à prendre est la renationalisation de toutes
les entreprises productrices d'énergie et le développement de la recherche dans ce secteur. La
privatisation des industries de l’énergie par les gouvernements qui se
succèdent, n'a servi que les intérêts des actionnaires, affaiblissant notre
pays et ne répondant plus aux besoins. Une nouvelle fois c'est la
population qui paie une facture qui s'alourdit de mois en mois. Hollande et
son gouvernement n'envisagent aucun « changement » dans ce
domaine, au contraire ! Le capital veille, il n'a jamais digéré les
nationalisations d’après-guerre.
La recherche
et l'exploitation des richesses de la planète, les productions humaines de
biens énergétiques et de biens de consommation, sont sous le contrôle des
multinationales qui en tirent des profits fabuleux, avec les conséquences
écologiques qu’elles font subir aux peuples.
La protection de notre environnement et des populations est une des
facettes de la lutte contre la nocivité du capital. Mais de cette lutte,
les écolos et leurs alliés n'en veulent surtout pas.
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