|
Depuis 2004, la lutte a mis en échec les plans de licenciements
de plusieurs de centaines de salariés de la multinationale américaine. Cela
fait plus de 7 ans que des salariés qui auraient été mis au chômage, sont toujours aujourd’hui des
« Goodyear ».
Depuis 8 mois des négociations sont en
cours avec la direction. En pleines négociations la direction Goodyear
rompt unilatéralement les discussions avec la CGT, syndicat majoritaire à
plus de 86 % et seul habilité à signer un protocole d’accord.
La direction annonce le 27 septembre le
retrait du projet d’un PDV (Plan de Départs Volontaires) sans licenciements
contraints, sachant que celle-ci avait confirmé courant juin l’abandon des
licenciements (plans de licenciement invalidés de nombreuses fois par les
Tribunaux).
Avec la mauvaise fois qui la caractérise
cette même direction annonce : « en raison de l’échec des
négociations en cours, un retour à un plan de licenciements est une des
options parmi tant d’autres » et ajoutant que Goodyear «
reviendra vers les salariés le moment venu quand nous aurons analysé les
pistes de travail ».
Le syndicat CGT déclare qu’actuellement,
« les garanties de l’emploi sur les pneus agricoles repris par Titan
sont jugées insuffisantes » et reproche à la direction de leur avoir
adressé un projet d’accord de
|
méthodes qui ne peut-être prévu que dans le cas où il y aurait un
plan de licenciements.
En conséquence les élus CGT au CCE par la voix de Mickaël
Wamen ont voté « une délibération contre la direction parce qu’elle
n’a pas consulté les instances représentatives du personnel et que donc, il
y a faute grave ».
Le syndicat Sud (non représentatif sur
Amiens) comme à son accoutumée déblatère sur les positions de classe de la
CGT et adoube les prétentions de la direction qui déclare que le Groupe
Titan ne peut garantir l’emploi sur les pneus agricoles que pour une durée
de 2 ans (même procédé que chez Continental à Clairoix) avec l’épilogue que
l’on connaît.
Il n’est pas question pour la CGT de signer
un quelconque accord qui ne garantit pas à long terme l’emploi pour les
personnes désirant rester sur le site d’Amiens.
A chaque instant de la lutte menée depuis
plus de 7 ans, ce sont toujours les salariés avec leur syndicat CGT qui ont
tranché. Nul doute que les salariés seront nombreux aux départs des bus le
9 octobre pour se rendre au Mondial de l’Automobile pour crier haut et fort
« Sans nous pas de bagnoles ».
La lutte continue.
|