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Syndicats et
patronat ont entamé des négociations sur le volet marché du travail, qui
touche à la "compétitivité " des entreprises (traduisons, comment
faire plus de profits). Le chef de l'Etat leur a donné jusqu'à fin
décembre pour parvenir à un "compromis
historique".
Cela veut dire qu’il veut frapper vite et fort en
remettant en cause l’ensemble de ce qui reste du code du travail si par la
lutte on ne porte pas un coup d’arrêt à leurs projets.
Gouvernement, syndicats, patronat n’ont pas attendu ce
jeudi pour démarrer les "discussions". Ils sont dans la
continuité de la politique de Sarkozy puisque, c’est François Fillon en
février dernier qui a lancé le futur projet de loi sur les accords de
compétitivité-emploi, pour permettre disait-il « une négociation
dans une entreprise pour revenir sur le temps de travail afin d'adapter sa
situation à son environnement économique ». Aujourd’hui nous
sommes exactement dans cette même
politique.
La porte-parole du gouvernement socialiste Najat
Vallaud-Belkacem vient de réaffirmer que l'exécutif entend "avancer vite sur la question de la
compétitivité sans la réduire à une question de coût du travail". Comme
ça c’est clair ! Ils ne vont pas faire dans la "réformette"
mais remettre en cause l’ensemble des dispositifs qui protègent encore les
salariés sur l’emploi, salaire, formation, santé…
Pour donner des gages au patronat l'Elysée vient
d’annoncer le transfert des cotisations familiales patronales sur un
impôt : la CSG qui sera donc financée par les salariés soit un cadeau
de 40 milliards d'euros sur cinq ans aux entreprises.
Dès la semaine prochaine ils vont aller encore plus loin,
le commissaire général à l'investissement, Louis Gallois (l'ex-patron
d'EADS et de la SNCF) doit remettre au gouvernement un rapport sur la
compétitivité. Il propose de
financer l’abaissement des cotisations patronales, notamment les
cotisations sur les salaires par un "mix" de prélèvements dont la
CSG, des taxes écologiques, des hausses ciblées de la TVA… Tout cela payé
par les salariés et le peuple.
Et ce n’est pas fini, de son côté, un Haut Conseil pour
le financement de la protection sociale doit dresser un état des lieux très
prochainement. François Hollande a promis des décisions avant la fin de
l'année. On devine lesquelles.
Le 9 octobre développons les luttes pour porter un
coup d’arrêt à cette politique.
Agissons
pour qu’on entende la voix des salariés unis dans la lutte contre le
capital.
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