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La course aux
profits s’accélère, il ne se passe pas un jour sans que de nouvelles
suppressions d’emplois, de fermetures d’entreprises, de fusions de toutes sortes
soient annoncées.
La
situation des travailleurs ne cesse de s’aggraver : chômage de masse,
précarité, baisse des salaires, conditions de travail de plus en plus
dures… Tout cela s’accompagne d’un catalogue de mesures visant tous les
secteurs de la vie sociale : santé, éducation, retraite, services
publics… De plus, des « négociations » sont engagées entre les
« partenaires sociaux » et le gouvernement pour donner plus de
« souplesse » aux entreprises : baisse du « coût du
travail », modification de la loi sur les licenciements, financement
de la protection sociale, aménagement du chômage partiel. Bref, ce sont les
revendications du MEDEF qui sont au centre de ces
« négociations ».
Le
gouvernement Hollande dans le même temps adopte le traité européen en total
accord avec les partis de droite, soumettant le budget national aux
décisions du capitalisme européen.
Il
y a donc beaucoup de raisons et pas d’autre solution que de développer les
luttes partout et tout de suite.
A
l’appel de la seule CGT, 100 000 salariés ont participé le 9 Octobre
aux manifestations, des arrêts de travail décidés par les syndicats
d’entreprises dans quelques secteurs ont été observés.
1500
travailleurs de l’automobile ont manifesté devant le salon de l’automobile
contre la casse de l’industrie.
Il
faut multiplier ces luttes sans attendre.
Les
centrales syndicales engagées dans le « dialogue social » avec
les gérants du capital ne proposent rien d’autre que de nouveaux reculs
sociaux sous prétexte de la « crise ». La CFDT, partenaire
privilégié du MEDEF est prête à de nouvelles compromissions. La CGT pense
que le 9 Octobre va « aider le gouvernement à écouter le
mécontentement » !!! Le gouvernement a tellement bien écouté
qu’il a fait adopter le même jour avec les forces de droite le pacte de
stabilité européen et sa « règle d’or » qui ne vise qu’à se
soumettre aux directives des multinationales européennes.
Les travailleurs
ont besoin des luttes pour satisfaire leurs revendications et non pas pour
« aider le gouvernement » quel que soit celui en place.
Il est vrai que la direction de la CGT avait appelé à voter Hollande et a
du mal, sous la pression de sa base, à se départir de ce choix
inadmissible.
La journée du 9
Octobre a démontré que les travailleurs veulent lutter, mais il faut
coordonner ces luttes, les organiser afin qu’elles prennent plus de force
et d’ampleur…tout de suite. Il y a urgence.
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