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Afrique du Sud: la lutte de classe
La multinationale minière, Anglo American Platinum
(Amplats), premier producteur mondial de platine, tente par tous les moyens
de briser la grève des 28 000 mineurs qui luttent depuis 3 semaines pour de
meilleurs salaires Après avoir licencié 12 000 d’entre eux pour grève
illégale, 500 autres sont à leur tour menacés de licenciements pour avoir
fait grève et le 4 octobre, un dirigeant syndicaliste était assassiné chez
lui. 7 personnes ont été tuées dans des affrontements avec la police. 10
personnes ont été tuées lors de la fusillade de la mine de Marikana et 23
arrêtées le 16 août dernier, près de Johannesburg, où 34 mineurs ont péri,
dix autres personnes avaient été tuées, 234 avaient été arrêtées cette
répression a suscité une immense vague d’indignation. Les grévistes abattus
froidement par la police nous renvoient à l’époque de l’apartheid, du
massacre de Sharpeville, des émeutes de Soweto. « Communistes» condamne sans réserve cette attaque brutale et
meurtrière de l’Etat Sud-Africain contre les mineurs en grève qui sont de
plus en plus déterminés. Ils sont rejoints dans leur lutte par les
transporteurs routiers qui exigent, eux aussi, des hausses de salaires.
Actuellement environ 100 000 personnes, mineurs et transporteurs routiers
sont en grève en Afrique du Sud. La répression policière et patronale ne
peut mettre en échec ce puissant mouvement revendicatif.
Le mécontentement ne cesse de croître dans le
pays, toutes les menaces, la répression, les licenciements n’ont fait que
renforcer la détermination des travailleurs. La revendication en faveur de
la nationalisation des mines gagne du terrain. A ce jour, 40 % de la
population vit avec moins de 2,5 dollars par jour. Nous apportons notre
soutien aux grévistes dans leur lutte pour un salaire décent et pour la
nationalisation des mines, premier pas vers la nationalisation des grands
leviers de l’économie. C’était pourtant la politique de la « Charte de
Liberté » de l’ANC mais ses dirigeants collaborent et plient les genoux
devant les grandes multinationales.
Avec la lutte, un grand changement peut s’ouvrir.
Indonésie : Vague de grèves
Mercredi dernier, plus de 200.000 ouvriers
manifestaient dans les rues de Djakarta.
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Deux millions d’ouvriers indonésiens de 700
entreprises étaient en grève dans tout le pays. Ils réclamaient une hausse
des salaires et la suppression des contrats d’embauche de travailleurs
intérimaires. Les travailleurs indonésiens montrent qu’ils ne veulent plus
se laisser exploiter.
Tunisie : les travailleurs de Sidi Bouzid en grève
Le Premier ministre tunisien a procédé sous la
pression au changement du gouverneur de la région de Sidi Bouzid, mais pas
au changement de politique. Berceau des luttes tunisiennes, la situation
sociale n’a pas changé en Tunisie, les chômeurs réclament du travail, la
réponse des dirigeants reste la répression. A la suite de l’interpellation
de dizaines de manifestants, la population de la région, a répondu par la
grève générale samedi dernier. Le mouvement s’étend, à leur tour les enseignants de la région
sont en grève illimité à partir de lundi. Tout
cela vient s’ajouter à une longue liste des grèves dans le pays : les
conducteurs de train, les journalistes, les travailleurs de la ville de Tataouine,
etc.
Grèce : la mobilisation se poursuit
Les initiatives de mobilisation contre le
gouvernement et sa politique se multiplient. Le 3 octobre, 500 ouvriers des
chantiers navals de Skaramangas ont assiégé le ministère de la Défense. Ils
réclamaient le paiement de leur salaire, impayés depuis 6 mois. Dans
d’autres secteurs, les travailleurs du métro et des tramways ont décidé 48h
de grève avec pour objectif la coordination des luttes.
Portugal : les manifestants font reculer le gouvernement
Le Premier ministre portugais, prévoyait que les
cotisations sociales des salariés passeraient de 11 à 18 %, tandis que
celles des patrons diminueraient. La réponse de la population ne s’est pas
fait attendre: des centaines de milliers de manifestants ont protesté dans
tout le pays en descendant dans la rue. Les nouvelles manifestations ont
obligé le gouvernement à revoir sa copie en annulant les augmentations de
cotisations prévues. Au Portugal comme partout il n’y a que la lutte pour
faire annuler les mesures d’austérités, les plans de licenciements décidés
par le capital avec l’aval du gouvernement.
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