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La
construction de l'Europe a accéléré la casse des nationalisations et des
services publics.
EDF,
Air France, SNCF, Renault etc...
autant d'entreprises qui ont marqué l'histoire sociale et économique de
notre pays. Mais pour le capital leurs activités étaient et sont toujours
synonymes de profits dont il faut s'emparer. La santé, l'éducation, la
recherche, les télécoms sont eux aussi considérés comme source de profits.
Alors depuis 30 ans les privatisations brutales ou rampantes ont été
conduites par tous les gouvernements en place. Si la droite a largement
participé à ces opérations on pense aussi à la Gauche Plurielle de Jospin
qui, avec Chirac, à Lisbonne ou à Barcelone a accepté et accéléré ces
privatisations sous prétexte que l'Europe l'imposait. Comme si l'Europe n'était
pas leur création !
Avec
ce gouvernement nous sommes dans la même logique. Le capital ayant les
mêmes objectifs d'aller jusqu'au bout des privatisations, le personnel
politique en place exécute ! Guillaume Pépy, PDG de la SNCF avec ses
923 filiales (en réalité des privatisations déguisées) annonce la
transformation de la société nationale SNCF en Société Anonyme. Cette
information discrète était couverte par le tintamarre de l'annonce de la
création de milliers d'emplois
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par
la SNCF qui en a supprimé des dizaines de milliers et va encore en
supprimer en 2013. Quant à la nature de ces emplois et des statuts des
nouveaux salariés, c'est le flou.
Dans
le même temps Montebourg, ministre d'un hypothétique gouvernement de
redressement national mais porte parole et DRH occasionnel de PSA, résout
le problème de la nationalisation d'Arcelor en estimant
que « l'état n'a pas vocation à fabriquer de l'acier ».
C'est évident que pour lui, l’acier et les salariés qui le fabriquent,
c'est l'affaire des grands groupes privés dont il sert les intérêts.
La
période qui s'ouvre avec la suppression des dizaines de milliers d'emplois
doit être celle de l'exigence de nationalisations, pour combattre les
appétits du capital et regagner la maîtrise de notre appareil productif. La
nation doit se réapproprier les grands moyens de production et d'échange,
leur développement par et pour le peuple. Des nationalisations qui doivent
répondre aux intérêts de notre pays et à la satisfaction des besoins. La
participation et le contrôle du peuple sont nécessaires à leur réussite.
Mais
c’est uniquement par la lutte que
nous les imposerons.
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