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Le gel du barème de l'impôt sur le
revenu, la nouvelle tranche d'impôt à 45% et les concessions aux
"pigeons" sur les plus-values ont animé, pour amuser la galerie,
les débats sur le projet de budget à l'Assemblée nationale.
Il y a un an à
peine le PS avait critiqué le
gouvernement Fillon qui refusait d’intégrer les œuvres d’art dans l’ISF
(Impôt sur la fortune). Aujourd’hui
le même PS refuse. Le gel du barème de l'impôt sur le
revenu malgré l'inflation, décidé sous la droite est maintenu en 2013.
Comme on change ! Les revenus du capital seront imposés comme ceux
du travail" disait un des 60 engagements de François Hollande. Cette promesse qui a
totalement disparu du discours socialiste, le ministre du Budget
Jérôme Cahuzac déclarant : « Personne n'a jamais pensé
et encore moins dit que cette fusion (impôt revenu du capital et celui
du travail) interviendrait dans les premiers mois, voire dans les
premières années de la mandature, parce que cette opération est beaucoup
trop délicate à mener. » Pour qui ?
Taxation des plus-values de cession, là encore le gouvernement recule.
Aujourd’hui le projet de loi de finances comprend
24 milliards d'euros de hausses d’impôts, 90% des Français vont subir ces
hausses, devinez lesquels. Les niches
fiscales ne sont pas supprimées, (pourtant François Hollande l’avait promis
lors de sa
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campagne électorale).
Elles vont permettre aux riches de les utiliser pour se soustraire à l’impôt.
Les députés peuvent maintenant discuter, le
capital est rassuré… Cette année encore ce sont plus de 172 milliards d’exonérations fiscales
et de cotisations sociales que les entreprises vont recevoir en cadeaux.
On voit dans quel camp se range
le pouvoir. Certainement pas dans celui des travailleurs.
L’essentiel est
fait, les objectifs fixés par le gouvernement pour les cinq prochaines
années seront adoptées comme l’exige Bruxelles avec le nouveau traité.
Hollande s’est rendu au sommet des chefs d’Etats européens la tête haute.
Les députés du
Front de gauche (FG) et les écologistes se disent convaincus que le
mouvement va dans le bon sens mais pas assez loin... Pour améliorer la compétitivité des
entreprises, le gouvernement transférera une partie de leurs cotisations
sociales vers l'impôt, et augmentera donc la CSG, sûrement la TVA, et ajouterait une part de
fiscalité écologique. Ah oui il y a de la " négociation" dans l’air pour
faire payer les salariés!
Ce n’est pas à eux
de payer, la crise c’est celle du système capitaliste, il faut "qu’il
dégage". Cela ne fera pas tout seul. Seule la lutte le permet.
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