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Le budget de la Sécurité Sociale
adopté en première lecture à l’Assemblée Nationale s’inscrit dans la
continuité de la politique de régression et de privatisation. Cette
conquête des salariés, instaurée au sortir de la 2ème guerre
mondiale par le Conseil National de la résistance visait à instaurer une couverture santé
universelle. Elle est aujourd’hui en grave danger.
Le déficit annoncé pour 2012 de
la S.S. est de 17,4 milliards. Ceci est à mettre en regard des 70 milliards
annuels d’exonérations de cotisations des entreprises. Et il faut ajouter
que les placements financiers des banques et entreprises qui spéculent ne
paient pas de cotisations sociales. Le gouvernement socialiste refuse de
les taxer.
Les restrictions des budgets hospitaliers
sont confirmés. Des milliers d’emplois seront encore supprimés et des
hôpitaux vont être fermés avec toutes les graves conséquences pour les
malades et pour le personnel surchargé de travail.
Par ailleurs le gouvernement
prépare sur la base d’un rapport demandé au « Haut Conseil du
financement de la protection sociale », une réforme de la protection
sociale – Sécurité Sociale, retraites et retraites complémentaires,
prestations familiales, assurance-chômage- pour début 2013. Objectif
confirmé du gouvernement socialiste : une étape pour baisser le coût
du travail, pour assurer la « compétitivité ».
Le gouvernement socialiste
poursuit la casse du système de Sécurité Sociale, l’objectif est sa
privatisation. Il est vital de contrecarrer ces menaces, de préserver par la lutte le droit à la
protection sociale pour tous. Communistes s’inscrit dans cette lutte.
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