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Du 7 au 11 novembre s’est tenu à Florence la réunion du forum social européen. Les
organisations syndicales, politiques, sociales, environnementales et des
organisations non gouvernementales (ONG) qui participaient ont décidé
donner corps au projet d’un : « front social européen »
qui se nommerait « altersummit ».
Qui participe à
cette initiative et quels en sont les objectifs ? On y trouve pour la France le parti de la
Gauche Européenne (PGE) dont le secrétaire n’est autre que P. Laurent
secrétaire du PCF, les écologistes d’Europe Ecologie les Verts, des
socialistes, On y trouve la CGT, la FSU, solidaires, avec la CES
(Confédération Européenne des syndicats) et d’autres confédérations de pays
européens… des personnalités comme S. Hessel qui a assuré F. Hollande de
son soutien. Au bilan, une kyrielle d’organisations qui se caractérisent par leur refus
d’analyser la construction européenne comme une construction du capital au
service de la mondialisation capitaliste. D’ailleurs l’analyse et les
objectifs des initiateurs du projet, sont très clairs. S’ils critiquent
certaines conséquences de la politique actuelle de l’Europe pour les
peuples, leur projet se place dans celui de la construction capitaliste de
l’Europe. Dans leur déclaration ont lit : « Nous voulons améliorer le modèle social
européen ». Il serait ainsi possible dans l’Europe du capital,
construite par lui et pour lui, d’améliorer un modèle social dont la base
serait favorables aux salariés. En développant cette illusion ils apportent
une caution à l’Europe qui se construit et dont chacun peut voir qu’avec la
complicité active des États elle est faite pour accroître l’exploitation du
travail salarié. Il est d’ailleurs significatif que les vrais responsables
de la crise ne sont pas qualifiés.
Ce projet masque un
objectif très politique : comment endiguer le mécontentement, le
mouvement de lutte qui monte dans
tous les pays européens.
Seule la lutte des
peuples, la contestation radicale du capitalisme pour aller jusqu’à
l’abattre changera la donne.
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