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Des ‘’ négociations’’ viennent de
s’ouvrir entre la direction de Renault et les syndicats sur la compétitivité
des usines françaises. Le patron fait du chantage à l’emploi pour tenter de faire accepter des
régressions. Il faut réduire en France « le coût du travail ».
Renault est un poisson pilote du
MEDEF.
En France, il dispose des sites
de montage à Flins, Douai, Sandouville, Maubeuge, Batilly.
En Europe il dispose de deux
sites en Espagne, un en Roumanie, un en Slovénie. Le Maroc
qui produit pour l’exportation
vers la France en possède deux, et un en Turquie. Les voitures produites dans
ces pays sont largement vendues en France, par exemple les Twingo viennent
toutes de Slovaquie, la majorité des Clio de Turquie, avec en prime une
balance commerciale qui ne cesse de se creuser.
Renault veut mettre en
concurrence ces sites situés dans des pays ou les salaires, les avantages
sociaux, les horaires de travail non rien de commun.
En septembre, le directeur
général C. Tavares n’a pas caché le but de ces ‘’négociations’’. Il déclare
La gravité de la situation suffira à rappeler à chacun qu’il doit
faire des compromis. Et pour sur d’être bien compris il ajoute la
richesse crée est en diminution, il est temps de ne plus s’opposer.
Aux syndicats, au nom de la
sauvegarde des profits de Renault d’accepter de passer la corde aux cous
des salariés. S’ils n’acceptent pas la menace de fermeture d’usines est
brandie.
Il met en avant l’exemple
espagnol : les syndicats espagnols de Renault ont signé le 12 novembre
un accord prévoyant l’allongement de la durée du travail de 1 à 3 jours par
an pour un même salaire, la hausse des salaires plafonnée à la
moitié de la hausse des prix, une grille de salaire pour les nouveaux
embauchés à 72,5% du salaire d’un agent qualifié.
Renault peut dire merci à des
syndicats aussi compréhensifs.
Les salariés de Renault ont déjà
été durement touchés. Si Renault n’a pas eu les honneurs de la presse comme
Peugeot, il fait durement payer aux salariées la baisse de la production
automobile. Jours chômés qui se multiplient
pendant que les chaînes continuent à cracher à la même cadence, mutation
d’une usine à une autre en fonction des besoins, départs non remplacés, prime dite
d’intéressement supprimée, 0,7% d’augmentation de salaires en 2012..
Renault a de l’argent : 786
millions de profits ont été réalisés au premier semestre 2012. Il
dispose d’une trésorerie de 11 milliards. Chaque année il verse en priorité
des dividendes aux actionnaires. Plus de 300 millions en 2011. Sans compter
les aides de l’Etat : crédit d’impôts, allègement Fillon sur les bas
salaires, suppression de la taxe professionnelle, prime à la casse. Oui,
Renault a les moyens de faire face mais il veut toujours plus de profits et
pour cela exploiter encore plus les salariés.
Le capital en veut toujours
plus, chez Renault comme ailleurs.
Le MEDEF et les syndicats ont entamé la négociation sur le marché du
travail. Le document du patronat, sans surprise demande plus de flexibilité, il veut
casser le code du travail pour exploiter à sa guise.
Il ne faut pas lui céder un
pouce du droit des salariés, pour bloquer ses visées, une seule
solution : la lutte.
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