|
Comme
d’habitude le MEDEF applaudit les dispositions prises par le gouvernement
sur le crédit d’impôt compétitivité qui sera de 4 % de la masse salariale
dès 2013. Sarkozy l’a rêvé, Hollande le fait.
Non seulement
le gouvernement accélère sur le calendrier d’adoption du texte mais il
prévoit également une montée en charge plus rapide du dispositif. Le crédit
d’impôts qui devait représenter une réduction de la masse salariale de 3 %
en 2013, 4,5 % en 2014 et 6 % en 2015, a été fixé à 4 % dès 2013 et 6 % en
2014. Le coût reste inchangé : 10 milliards en 2014, 5 milliards de plus en
2015 et encore 5 milliards supplémentaires en 2016, avec un remboursement
différé dans le temps. Les grandes entreprises imputeront ce crédit sur
l’impôt des sociétés à payer. Si le crédit dépasse l’I.S. elles l’imputeront l’année
suivante. Pour les entreprises ne payant pas l’I.S. il faudra attendre 3
ans et c’est au terme de ce délai que le fisc leur enverra un chèque.
LA BOUCLE
EST BOUCLEE.
Ce sont
les salariés qui vont encore payer la note. Alors que le chômage ne cesse
d’augmenter, que le pouvoir d’achat diminue continuellement avec la
politique des bas salaires et des pensions faite aux salariés et aux
retraités (chacun constate journellement les hausses de loyers, d’énergie,
de l’essence, des produits de première nécessité) ; L’augmentation de la
TVA, l’impôt le plus injuste qui soit va encore amoindrir le revenu des
plus pauvres.
Communistes
est le seul parti politique en France qui affirme que les responsables de
la crise sont les grands groupes capitalistes et personne d’autre. Ce n’est
pas à la population de payer leur crise et le gouvernement doit choisir son
camp.
Les
chiffres du chômage sont désastreux (+ 1,5 % en octobre avec prés de 50 000
licenciements) et ce ne sont pas les prévisions en la matière comme à PSA,
Sanofi où on brade la recherche, chez Arcelor Mittal, à l’Assistance
Publique ou il est prévu 4000 suppressions d’emplois sur Paris et 15 000
nationalement qui inverseront le processus. C’est un bradage systématique
du tissu économique de notre pays qui est en cours avec une
désindustrialisation programmée au seul profit des actionnaires.
Face à
cela les confédérations syndicales réformistes veulent « négocier des
contreparties » !!!
En Italie,
après 70 jours de discussion les
organisations syndicales et patronales ont signé un accord pour « la
croissance de la productivité et de la compétitivité » avec comme résultats
des accords d’entreprises ou territoriaux qui pourront se substituer aux
conventions collectives. On voit de là les conséquences qui en résulteront
Chérèque, l’ancien secrétaire de la CFDT s’est dit
d’accord sur le fond sur les grandes lignes du crédit d’impôt. Ce n’est pas
lui qui lèvera le petit doigt pour changer de système économique. Son
reclassement est compris dans le prix de la trahison des salariés : dès
l’arrêt de son activité de secrétaire de la CFDT on lui octroie un poste «
d’inspecteur des affaires sociales »
excusez du peu. Il est également pressenti pour une future prise de
responsabilité au sein de Terra Nova, un organisme satellite mis en place
par le PS. On a les amis que l’on mérite.
Si le
secrétaire de la CGT déclare que le « patronat va avoir le beurre et
l’argent du beurre » avec ce crédit d’impôt (alors que l’on déclare à nos
concitoyens que l’on ne sait pas comment boucler le budget de l’état), auquel
s’ajoutent les 170 milliards d’aides dont bénéficient déjà les entreprises.
Laurence
Parisot a dû boire le champagne après l’annonce de tous ces cadeaux.
Rien n’est à négocier, seule la lutte fera reculer le
MEDEF et le gouvernement à sa botte.
La
lutte ne viendra que de la base, des travailleurs dans leur entreprise sur
des bases de classe et qui ne sont pas déterminés à plier devant les
diktats patronaux et gouvernementaux.
Seule la
lutte des forces vives de la population toutes catégories confondues pourra faire céder le MEDEF et le
gouvernement à sa solde.
Face à la
situation dramatique faite à des millions de français il est indispensable
de se battre tous ensemble contre « le coût du capital » qui engendre la
crise actuelle. Le seul moyen de sortir de cette situation ne peut se faire
que par la socialisation des moyens de production et d’échange au service
du plus grand nombre.
|