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276 Semaine du 03 au 09 décembre 2012

 

02 décembre 2012

Enseignement Supérieur Recherche

Le « changement » dans la continuité au service du capital

 

 

Les assises de la recherche et de l’enseignement supérieur viennent de se tenir à Paris. Organisées par le pouvoir socialiste, le plus loin possible des personnels, elles avaient un seul objectif : légitimer la poursuite de la politique engagée par l’équipe précédente. Cette politique traduite dans la loi dite de : « Libertés et responsabilités des Universités (LRU) » n’est en fait qu’une étape vers un enseignement supérieur et une recherche sous le contrôle total du capital, un enseignement supérieur et une recherche en voie de privatisation, fonctionnant sous le régime du contrat avec des personnels précaires. Il y en a déjà aujourd’hui dans ce secteur plus de 50.000 !

 Pour bien montrer son accord avec la politique précédente, le premier Ministre Ayrault a affirmé que, l’Agence Nationale pour la Recherche, cette machine à fabriquer des précaires qui accorde les contrats sur lesquels sont embauchés des CDD était une organisation pertinente moyennant quelques  modifications cosmétiques. C’est la même orientation qui ressort aussi des déclarations de la Ministre en charge du dossier. Elle affirme que la LRU sera conservée dans son architecture et seulement modifiée aux marges dans sa gouvernance. Autant dire que cela ne changera rien !

Dans ces conditions, il n’y a qu’une voie pour faire bouger les choses : la lutte. De ce point de vue, le fait que les assises se soient déroulées sous une haute protection policière, le Collège de France étant cerné d’une horde de membres du service dit d’ordre,  est un indice de la peur qu’a le gouvernement du développement de l’action des personnels. Salaires bloqués, primes à la tête du client, postes en diminution, promotions au compte-goutte, précarité, pressions de la hiérarchie, sont les conséquences néfastes de la politique du pouvoir. Le climat n’est pas au beau fixe. Les raisons de lutter sont nombreuses et vitales, reste à organiser l’action et à montrer la nature de ce gouvernement au service exclusif du capital.

 

 

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