|
Les
assises de la recherche et de l’enseignement supérieur viennent de se tenir
à Paris. Organisées par le pouvoir socialiste, le plus loin possible des
personnels, elles avaient un seul objectif : légitimer la poursuite de
la politique engagée par l’équipe précédente. Cette politique traduite dans
la loi dite de : « Libertés et responsabilités des Universités (LRU) »
n’est en fait qu’une étape vers un enseignement supérieur et une recherche
sous le contrôle total du capital, un enseignement supérieur et une
recherche en voie de privatisation, fonctionnant sous le régime du contrat
avec des personnels précaires. Il y en a déjà aujourd’hui dans ce secteur plus
de 50.000 !
Pour bien montrer son accord avec la
politique précédente, le premier Ministre Ayrault a affirmé que, l’Agence
Nationale pour la Recherche, cette machine à fabriquer des précaires qui
accorde les contrats sur lesquels sont embauchés des CDD était une
organisation pertinente moyennant quelques modifications cosmétiques. C’est la même
orientation qui ressort aussi des déclarations de la Ministre en charge du
dossier. Elle affirme que la LRU sera conservée dans son architecture et
seulement modifiée aux marges dans sa gouvernance. Autant dire que cela ne
changera rien !
Dans ces conditions, il n’y a qu’une
voie pour faire bouger les choses : la lutte. De ce point de vue, le fait
que les assises se soient déroulées sous une haute protection policière, le
Collège de France étant cerné d’une horde de membres du service dit
d’ordre, est un indice de la peur
qu’a le gouvernement du développement de l’action des personnels. Salaires
bloqués, primes à la tête du client, postes en diminution, promotions au
compte-goutte, précarité, pressions de la hiérarchie, sont les conséquences
néfastes de la politique du pouvoir. Le climat n’est pas au beau fixe. Les
raisons de lutter sont nombreuses et vitales, reste à organiser l’action et
à montrer la nature de ce gouvernement au service exclusif du capital.
|