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COMMUNISTES |
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Hebdo |
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N°27 Semaine du
17 au 23 septembre 2007 Quand Sarkozy parle de liberté Jeudi 20, une fois de plus, Sarkozy a mis la
main sur TF1 et Antenne2. C’était à une heure de grande écoute, celle des informations,
le moment rêvé pour partir à la conquête de l’opinion. Pendant 50 minutes,
des journalistes complaisants (c’est un pléonasme) lui ont servi la soupe,
comme d’habitude. Pendant 50 minutes, il a exposé de long en large
sa vision de la liberté de l’individu. La liberté pour Sarkozy c’est celle de
l’individu qui exploite le travail des autres. Certes, il existe aujourd’hui
tout un arsenal de lois et un appareil d’état qui assurent cette
« liberté » mais ce n’est plus suffisant. D’où une avalanche de
propositions qui visent toutes à rendre encore plus « libres » ceux
qui exploitent les travailleurs et le peuple. Propositions (1) qui tendent toutes vers un seul but, celui
d’abaisser les salaires, les indemnités, les retraites, la Sécurité sociale,
celui de liquider le droit au travail et de licencier sans aucun problème
etc… etc… Bien évidemment, c’est au nom de la liberté et de
la justice que Sarkozy s’est attaqué, comme d’habitude, à toutes les
conquêtes sociales acquises aux prix des luttes que l’on sait contre le
capital et les gouvernements à sa botte qui se sont succédés depuis que le
capitalisme existe. SMIG, salaire garanti, durée hebdomadaire du travail,
droit du travail et garanties juridiques, droit à une retraite décente, droit
à la santé pour tous…. Autant de carcans qu’il faut faire sauter proclame
Sarkozy qui réclame la liberté pour « l’individu » de se
« débrouiller tout seul » aux dépens des autres, etc… etc…
« liberté » qui revient, au bout du compte, à se faire exploiter
davantage. Nous savons que tout ce qui est acquis l’a été et
le sera uniquement par l’action collective. Face aux menaces que le
capital et les siens veulent mettre en œuvre dans les toutes prochaines
semaines, il est grand temps d’agir ensemble pour opposer la force des
travailleurs unis à ce qu’on prépare contre le peuple. Après l’appel à la grève de six fédérations de
cheminots pour le 18 octobre, d’autres qui se réunissent ces jours-ci disent
ne pas écarter la possibilité de se joindre à cette action. Les socialistes boudent le mouvement. « Une
radicalisation nous rendrait inaudibles… Le plus à gauche que moi tu meurs
nous a toujours mené à l’échec ». a dit Michel Sapin secrétaire national
du PS. Le PCF et la LCR n’en continuent pas moins à prêcher le rassemblement
avec le Parti Socialiste. Les élections municipales s’approchent. (1) Les réformes sont détaillées dans notre article
du 20/09/07
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