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Depuis
longtemps le patronat et les dirigeants syndicaux « négocient »
dans l’ombre, pour aboutir disent-il à un accord dit « de
sécurisation de l’emploi ».
Le patronat et le gouvernement
socialiste veulent utiliser cette « sécurisation » comme une
machine de guerre pour faire sauter les derniers verrous qui protègent
encore le droit du travail des salariés. Ce n’est pas de « sécurisation » qu’il s’agit mais exactement de l’inverse. Les travailleurs
devraient renoncer à ce qui leur reste de droits arrachés par leurs
luttes pendant que les employeurs, ceux du privé et ceux du public,
auraient la liberté d’imposer sans entrave les contrats précaires, CDD et
autres, de baisser les salaires, de licencier encore plus facilement.
C’est cela que les médias appellent la « flexibilité du
travail » !. En participant à une telle
« négociation » les dirigeants nationaux des centrales
syndicales ont tourné délibérément le dos une fois de plus, à la défense
des salariés et d’abord de leurs syndiqués. Une fois de plus ils
apportent leur caution à une opération dirigée contre les travailleurs.
Le gouvernement veut aller
vite et loin. Il compte pour cela sur l’appui camouflé des dirigeants
nationaux des centrales syndicales. Si celles-ci et le MEDEF
n’aboutissaient pas à un accord, il a même annoncé qu’il trancherait seul
la question par un texte
législatif.
Vendredi le résultat de la
« négociation » sera
rendu public. Lundi vous pourrez
lire notre analyse.
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