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La manifestation contre
le mariage homosexuel a permis aux médias de faire silence ou
presque sur le mauvais coup porté au même moment contre les
salariés et le peuple.
« Vendredi 11
janvier le patronat et les syndicats ont signé un accord sur le
marché du travail » annonçait la presse. Cet accord doit être
voté par le Parlement en Mars.
Quel « accord », signé par qui ? 3 syndicats seulement
sont signataires : la CFDT, la CFTC et la CGC. Ni la CGT ni FO
ne l’ont signé, ce qui fait que cet « accord » est très largement minoritaire. A eux trois
les syndicats signataires sont loin de représenter la majorité des
syndiqués de notre pays, ils
les représentent d’autant moins que nombre de leurs adhérents
désapprouvent cet « accord ».
Le MEDEF se réjouit, un
pas de plus vient d’être fait vers la casse du droit du travail. Il
obtient gain de cause sur l’essentiel : la liquidation des
protections en cas de licenciement et la flexibilité du travail. Le
patronat pourra jeter les
salariés sans presque aucune contrainte et les faire travailler
suivants ses besoins en baissant les salaires.
Gouvernement et
Président de la République se réjouissent de ce mauvais coup. Ils
l’ont mis en scène et orchestré en soutenant le patronat et en le
gavant de milliards de nouvelles subventions au nom de la
« compétitivité » ! ce qui fait dire aujourd’hui à Hollande : « Ce
résultat constitue un succès du dialogue social ».
Le Bureau Confédéral de
la CGT souligne le 14 janvier, « que ce texte marque une grave
régression des droits sociaux des salariés... Il serait
inconcevable que la majorité parlementaire et le Gouvernement
entérinent dans la loi ces reculs sociaux dictés par le MEDEF…La
CGT attend du
gouvernement un projet de loi d’une toute autre nature, qui protège
les salariés contre les licenciements et la précarité ».
Il ne s’agit pas
d’attendre, il s’agit d’agir maintenant.
Que peut-on
« attendre » de ce gouvernement sinon qu’il continue dans
la voie antisociale qu’il s’est tracée dès sa mise en place ?
Il n’y a rien, absolument rien à « attendre » de
lui !
C’est l’action unie des salariés, elle seule,
qui pourra faire échouer ce mauvais coup contre les salariés. Organisons là partout dès
maintenant. Le temps presse.
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