|
Sanofi un des plus grands
groupes pharmaceutiques mondial (114.000 emplois dans le Monde et
53.000 en Europe) a, comme tous les groupes capitalistes, une seule
boussole le profit. De ce côté-là, les choses vont bien. Avec un résultat net de 8,8
milliards d’Euros en 2011, le montant des dividendes a dépassé les
3,5 milliards d’Euros en progression de 6% sur 2010 et l’objectif
de la direction est d’augmenter encore significativement la valeur
des dividendes en distribuant 50% du bénéfice au lieu des 35%
actuels.
Pour réaliser un tel
objectif, la direction détruit des emplois, plus de 4000 ont
disparu depuis 2009. Pour assurer la recherche absolument
nécessaire à la production pharmaceutique, Sanofi préfère procéder
par le rachat de firmes, ce qui lui apporte des brevets tout
ficelés. En même temps elle bénéficie de 150 millions de crédits
impôts recherche tout en diminuant son personnel dans ce domaine de
1300 salariés. Elle externalise au maximum le travail de recherche
en puisant dans les entreprises dites « start-up »,
firmes dans lesquelles des chercheurs mettent au point de nouvelles
molécules ou procédés, entreprises où ils travaillent dur, pour
finalement les voir absorbées en cas de succès ou jetées en cas
d’échec. Ces « start-up » sont largement financées par
l’Etat et sont une aide publique directe à la réalisation de
profits privés. Enfin, la précarité est installée au cœur de
l’entreprise avec 3000 salariés en CDD en France.
Ainsi, il apparaît
clairement que la réalisation de profits en hausses nécessite pour
les grands groupes de s’attaquer au travail salarié par la
diminution des effectifs et l’exploitation accrue des salariés, la
croissance de la précarité, les acquisitions permanentes de groupes
rivaux moins puissants et des aides massives de l’Etat.
Le capitalisme c’est ça ! Il
détruit les hommes au travail pour accumuler les profits et il en
jette des millions au chômage et s’appuie sur l’Etat à son service
pour créer des règles qui lui sont favorables comme c’est le cas
pour les dernières mesures sur le droit du travail, mesures prises
avec la complicité active des syndicats CFDT, CGC et CFTC.
|