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Mercredi, à l’occasion d’un meeting à Metz, les dirigeants
du Front de gauche ont déclaré:
« Nous voulons faire
entendre qu’une autre logique existe à gauche, que d’autres
solutions sont possibles ». Quelles solutions ? A aucun moment il n’a été
question d’en finir avec la production capitaliste, avec les
rapports d’exploitation. Leur « alternative à la politique
actuelle » se résume à « ouvrir un débat, construire
des solutions ».
Le peuple, en
particulier la classe ouvrière et la jeunesse font l’amère
expérience de la trahison des partis de gauche depuis des
décennies. De gestion de municipalités ou de régions, d’une
campagne électorale à l’autre,
au Parlement, le Front de Gauche ne propose rien d’autre
qu’un aménagement de plus de la société capitaliste, de l’ordre
existant.
Les profits
capitalistes explosent. En 2013, chez Arcelor-Mittal, les actionnaires vont empocher
plus de 1 milliard de dividendes. Depuis 2007, ils en auront
empoché 19 milliards. Le Front de Gauche propose
quoi pour mettre fin à cette situation ? Ouvrir un débat
de plus pour « construire des solutions ».
La seule
issue globale à cette situation dans notre pays comme ailleurs,
nous le savons mais il faut le redire plus fort, c’est
d’abattre le capitalisme, de lui reprendre les grands moyens de
production et d’échange.
La seule alternative à la
situation actuelle c’est la lutte. Consacrer toutes ses forces,
les salariés, le peuple à l’action pour barrer la route à cette
politique, participer à fond au développement d’une grande
lutte contre le capital et ses valets est la première
obligation d’un parti qui dit être avec les travailleurs. Une
fois de plus le Front de Gauche n’a pas eu un mot à ce sujet.
Aujourd’hui comme hier, la
seule chose que le capital et le gouvernement craignent, ce
sont les luttes.
A part
Communistes, aucun parti politique ne souscrit à cela, aucun n’a
cet objectif. Car tous, absolument tous, droite – FN – PS,
gauche, extrême gauche, se situent dans le système capitaliste
comme seul système possible.
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