|
Des syndicats de base prennent leurs affaires en mains
Des salariés et leurs syndicats de Goodyear, Valéo,
Bigard (dans la Somme), les 3 Suisses, Faurecia, FNAC, Crédit
Agricole, Ford, Fralib, Soni, PSA, Samsonite, Sodimedical,
Sanofi, 2K etc…ont décidé de se rassembler à Paris.
Ils rappelleront à Montebourg et Hollande leurs
promesses faites aux salariés à Arcelor, sur le parking de
Goodyear et ailleurs.
Devant le
refus des confédérations syndicales d’engager une action
d’envergure contre le patronat et le gouvernement, il est
urgent que dans chaque entreprise les salariés et leurs
syndicats prennent leurs affaires en mains, qu’ils décident eux-mêmes
d’agir sans attendre. C’est ce qui se passera
mardi prochain.
Nous vous tiendrons au courant de ce rassemblement et
de ses suites.
° ° °
Des
organisations syndicales appellent au développement des luttes
et à leurs convergences.
C’est le cas chez Sanofi, cette entreprise qui a déjà
supprimé 4000 emplois et envisage d’autres licenciements. C’est
le cas à Air France qui a perdu 4000 emplois jusqu’en 2011 et
dont la direction veut encore en supprimer 5000. C’est le cas à
Virgin où l’actionnaire
a déjà fermé quatre magasins en 2012 et veut aller maintenant à
la liquidation judiciaire. C’est le cas à Presstalis qui
distribue la presse nationale et internationale où les
effectifs ont déjà fondu de moitié. C’est le cas à Peugeot où la fermeture des sites
d’Aulnay et de Sevelnord est à l’ordre du jour avec la
suppression de 11000 emplois.
Face à la détermination des salariés la direction
pratique le lock-out à Aulnay, menace les salariés et prépare
la réouverture sous contrôle de vigiles et de cadres venus de
toute la France. Les
Good-Year luttent depuis six ans contre les suppressions
d’emplois et du site de production. La direction veut fermer le
site d’Amiens et ce sont 1250 emplois qui sont menacés. Aux 3
Suisses, il y a eu déjà 1200 licenciements en trois ans... Ces
exemples ne sont qu’une faible partie des agressions du
patronat.
Tous ces salariés
disent ç’a suffit, il est temps d’élever le niveau des luttes
et de les coordonner. Il n’y a rien à
attendre de ce gouvernement au service des patrons.
|