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Mardi 29 janvier plus de 1.000 salariés en lutte
contre les licenciements se sont retrouvés devant ministère du
travail à Paris.
Celles et
ceux qui étaient présents tels les Sanofi, Goodyear, Valeo, 3
Suisses, Ford, Samsonite, PSA, Faurécia, Sodimédical, Virgin,
Sony, Bigard, Crédit Agricole, Fralib, Coca-cola, Merck
Serrano, Pilpa, Air France, Harribo, Candia, ont prouvé
qu’ils se battent pour
garder leur emploi.
Des salariés venus de toute la France, tous avec le même
langage : Non aux licenciements, aux fermetures
d’entreprises, non à la désindustrialisation de notre pays. Ce
n’est pas à nous de payer la crise engendrée par la politique
capitaliste des grands groupes avec l’aval des gouvernements,
qu’ils soient de droite ou socialiste.
Les luttes se développent partout. Ce même 29 janvier 2.000
salariés de la Banque de France manifestaient contre les 2500
licenciements annoncés par la direction ; plusieurs usines
Renault étaient en grève.
Cette irréversible montée des
luttes prouve que même sans les diverses confédérations
syndicales de plus en plus réformistes, seuls des syndicats
d’entreprises avec les salariés conscients peuvent relever la
tête.
Seule une poussée unitaire
venant des luttes d’entreprises avec les salariés, sous les
différents drapeaux vus mardi (CGT en majorité mais aussi CFDT,
SUD) fera échouer la politique récessive du Medef et du
gouvernement.
Les salariés
et leur famille ne doivent pas faire les frais de la
concurrence que se livrent les entreprises pour s’accaparer la
richesse que créent les travailleurs. Si loi il y a, celle-ci
se doit de protéger tous les salariés victimes de
licenciements, sans prendre en compte le nombre de postes
supprimés ou la taille de l’entreprise.
Au moment où
publions cet article, nous sommes informés que la direction de
Goodyear vient d’annoncer au Comité Central d’Entreprise la
fermeture du site d’Amiens Nord. La lutte des salariés
s’organise. Une manifestation est programmée pour le 12 février
devant le siège de l’entreprise.
Les
différentes discussions de la délégation de notre parti avec
plusieurs salariés en lutte montrent s’il en était encore
besoin que ceux-ci ne sont pas près de baisser les bras. Un
travailleur de Goodyear avec 30 ans d’ancienneté disait
« j’aurais pu partir avec plus de 140 000 € de prime si la
CGT avait signé le Plan de Départ Volontaire, mais sans aucune
garantie pour les emplois restants, je comprends la position de
la CGT et comme je
le fais
depuis le début de la lutte en 2007, je suis là aujourd’hui et
s’il
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le faut je le
serais aussi demain. On a commencé la bagarre à 1200, il n’y a
eu depuis le début aucun licenciement et on la finira tous
ensemble ».
Ce mardi n’a
été qu’une étape, des luttes ont lieu dans la fonction publique
et chez les cheminots ce
jeudi 31 janvier, le 12 février pour les enseignants.
Et comme les
salariées de SANOFI chantaient si bien mardi « on ne lâche
rien, tout est à nous, rien n’est à eux ».
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Renault, Peugeot et les autres.
29 janvier, nouvelle
journée de ‘’négociations’’ chez Renault où la direction
réaffirme ses objectifs : 8200 suppressions d’emploi,
mobilité d’un site à l’autre, augmentation du temps de travail,
blocage des salaires et menace de fermeture d’usines si les
syndicats n’acceptent pas son diktat.
Mais aussi journée de lutte. A
l’appel de la CGT et de FO, débrayages au Mans, Flins, Douai. C’est le
meilleur moyen de rappeler à la direction que les salariés ne
sont pas prêts à se laisser écraser d’avantage pour accroître
les profits au seul bénéfice des actionnaires.
Le 28 janvier, les
ouvriers de Peugeot Aulnay, après dix jours de fermeture de
l’usine ou la grève rendait impossible la production décident
de la poursuivre malgré la provocation de la direction d’amener
des gros bras et des cadres d’autres usines pour tenter de
casser la mouvement. C’est un échec pour cette dernière, la
grève continue. Elle le reconnaît en annonçant que seule 23
voitures sont sorties des chaînes.
Pour essayer
d’intimider les grévistes elle recourt à la vieille méthode du
patronat en prenant cinq otages parmi ceux qui luttent.
Scandaleux, les casseurs sont les patrons.
A propos du
salaire de C. Ghons.
Le Ministre
Moscovici appelle à un
effort de décence, mais aussi des syndicats de
Renault s’élèvent contre le salaire exorbitant de C. Ghosn.
Plus de 12 millions, sans compter les avantages en nature liés
à la fonction.
Un bel
exemple de l’exploitation capitaliste des salariés de Renault
dans le monde entier. C’est avec elle qu’il faut en finir. Les
salaires des dirigeants redeviendront dans la norme.
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