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Le congrès de la FSU vient de
s’achever. Première organisation dans
l’enseignement, son positionnement est donc
intéressant à analyser. Dans son discours
d’ouverture la secrétaire générale a parlé de la
difficulté du dialogue avec un gouvernement au
service exclusif du patronat.
Ainsi,
même si la direction de la FSU en reste à
l’analyse que ce gouvernement qu’elle a voulu en éliminant
Sarkozy, doit mieux faire, elle est contrainte
dans une certaine mesure de prendre en compte la
lutte des enseignants et les aspirations qui
montent au tous ensemble pour empêcher les
mauvais coups. « Ce gouvernement ne peut se
contenter d’être élu, il doit agir » dit la
secrétaire générale. Mais, il agit, son action
est entièrement dévouée aux intérêts du patronat !
Cette
orientation se reflète dans l’absence d’analyse
sur la stratégie du capital aujourd’hui. Ainsi, pour
la FSU, la question centrale se résume à celle
du « partage des richesses, de la
crise écologique et du choix de civilisation ».
Cette ligne se retrouve dans le texte
revendicatif adopté à l’issue du congrès. Comme si ce
gouvernement avait comme objectif le changement
et non la recherche des moyens que l’état peut
procurer au capital pour assurer la remontée du
taux de profit, ce que toutes les mesures prises
illustrent à l’envie.
Cependant,
les luttes commencent à faire bouger les lignes.
C’est ainsi que la FSU s’est joint à l’appel de
la CGT et FO pour la journée d’action du 5 mars
contre l’accord sur le marché du travail signé
par la CFDT et le MEDEF et que le gouvernement
socialiste veut transcrire dans la loi.
Ceci montre
bien que les choses bougent et que nos appels à
la lutte tout de suite sont pertinents.
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