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La production
agricole, l’industrie agro-alimentaire et la distribution
sont sous la coupe du grand capital.
Le récent scandale des
lasagnes pur bœuf mais en réalité à la viande de
cheval, donne lieu à un grand battage médiatique
qui
s’emploie à masquer la domination du grand
capital sur la production agricole, l’industrie
agro-alimentaire et la distribution. Pour des
activités aussi vitales, la domination du capital,
la spéculation, la recherche de marges toujours plus
hautes pour faire le profit maximum,
ont pour conséquence directe d’agir sur les prix,
en créant des prix de monopoles. La qualité des
aliments est
mise en cause et la faim est utilisée comme
un moyen de pression sur les peuples. De plus en
plus, les grands groupes capitalistes et les
banques dominent ces secteurs avec une intégration
totale allant de la production de base à la
transformation en passant par la distribution et le
crédit. La terre elle-même est l’objet de la
voracité du capital. Des centaines de milliers
d’hectares deviennent ainsi, partout dans le monde,
la propriété de groupes monopolistes. Ils
prolétarisent les paysans en les exploitants
durement. La
spéculation sur la production agricole est une des
plus active et des plus rémunératrices. C’est vrai
aussi sur la viande. L’affaire des lasagnes met en
lumière que
les carcasses font l’objet de dizaines
d’échanges marchands entre les multinationales de
l’agro-alimentaire de différents pays avant la
formation définitive de leurs prix. Les
conséquences de ces pratiques sont
l’augmentation des prix agricoles de plus de 83%
(191% pour le blé) depuis 2008. Cela représente des
centaines de milliards de dollars de profit au
détriment des producteurs. Les banques françaises
ne sont pas en reste. Elles consacrent au
travers de fonds de spéculation plusieurs milliards
d’euros à ces opérations. Captant à la source les
richesses produites, le capital est en mesure de
s’assurer des prix de monopoles et donc au travers
de la consommation de jouer sur le prix de la force
de travail. Le système est en effet profondément
intégré. Production,
transformation, distribution et crédit sont
dans les mains de ces mêmes groupes agro-alimentaires
et des banques.
Devant cette situation, Hollande et ses
Ministres avec les industriels, tous ceux qui ne veulent pas s’attaquer à
la domination du capital, préconisent de fausses
solutions. Il en est ainsi
des mesures préconisées pour organiser des
circuits courts, des circuits bio et verts, de changer les
étiquetages, tout en laissant la les productions et la distribution
sous le contrôle du grand capital et des banques.
La grande distribution joue à fond la carte du bio
ce qui augmente ses marges. Elle se permet même
pour redorer son blason, d’approvisionner en partie
les banques alimentaires pour les pauvres en
produits devenus invendables du fait de la
proximité des dates de péremption !
Pour mettre fin à
cette situation scandaleuse pour les populations et
pour les salariés qui font les frais de cette politique,
il faut s’attaquer aux intérêts capitalistes, leur
arracher la domination dans ces se cteurs
vitaux, en clair les exproprier ainsi que leurs
instruments financiers que sont les banques et les
fonds spéculatifs.
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