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287  Semaine du 18 au 24 février 2013

 

18 février 2013

 

 

Crise des lasagnes ?

 

 

La production agricole, l’industrie agro-alimentaire et la distribution sont sous la coupe du grand capital.

 

Le récent scandale des lasagnes pur bœuf mais en réalité à la viande de cheval, donne lieu à un grand battage médiatique qui  s’emploie à masquer la domination du grand capital sur la production agricole, l’industrie agro-alimentaire et la distribution. Pour des activités aussi vitales, la domination du capital, la spéculation, la recherche de marges toujours plus hautes pour faire  le profit maximum, ont pour conséquence directe d’agir sur les prix, en créant des prix de monopoles. La qualité des aliments est  mise en cause et la faim est utilisée comme un moyen de pression sur les peuples. De plus en plus, les grands groupes capitalistes et les banques dominent ces secteurs avec une intégration totale allant de la production de base à la transformation en passant par la distribution et le crédit. La terre elle-même est l’objet de la voracité du capital. Des centaines de milliers d’hectares deviennent ainsi, partout dans le monde, la propriété de groupes monopolistes. Ils prolétarisent les paysans en les exploitants durement.  La spéculation sur la production agricole est une des plus active et des plus rémunératrices. C’est vrai aussi sur la viande. L’affaire des lasagnes met en lumière que  les carcasses font l’objet de dizaines d’échanges marchands entre les multinationales de l’agro-alimentaire de différents pays avant la formation définitive de leurs prix. Les conséquences de ces pratiques  sont l’augmentation des prix agricoles de plus de 83% (191% pour le blé) depuis 2008. Cela représente des centaines de milliards de dollars de profit au détriment des producteurs. Les banques françaises ne sont pas en reste. Elles  consacrent au travers de fonds de spéculation plusieurs milliards d’euros à ces opérations. Captant à la source les richesses produites, le capital est en mesure de s’assurer des prix de monopoles et donc au travers de la consommation de jouer sur le prix de la force de travail. Le système est en effet profondément intégré. Production, transformation, distribution et crédit sont dans les mains de ces mêmes groupes agro-alimentaires et des banques.  Devant cette situation, Hollande et ses Ministres avec les industriels, tous ceux qui ne veulent pas s’attaquer à la domination du capital, préconisent de fausses solutions.  Il en est ainsi des mesures préconisées pour  organiser des circuits courts, des circuits bio et verts,  de changer les étiquetages, tout en laissant la  les productions et  la distribution sous le contrôle du grand capital et des banques. La grande distribution joue à fond la carte du bio ce qui augmente ses marges. Elle se permet même pour redorer son blason, d’approvisionner en partie les banques alimentaires pour les pauvres en produits devenus invendables du fait de la proximité des dates de péremption !

 Pour mettre fin à cette situation scandaleuse pour les populations et pour les salariés qui font les frais de cette politique, il faut s’attaquer aux intérêts capitalistes, leur arracher la domination dans ces se cteurs vitaux, en clair les exproprier ainsi que leurs instruments financiers que sont les banques et les fonds spéculatifs.

 

 

 

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