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Le
projet de loi en préparation, concernant
l’enseignement supérieur et la recherche,
approfondit la politique du précédent
gouvernement. Il s’agit de soumettre encore
plus ce secteur à la loi du capital, de
liquider les statuts
des personnels en précarisant massivement les
emplois. S’inscrivant dans une mise sous
tutelle des régions, ce projet de loi démantèle
le caractère national des diplômes et met en
concurrence les formations. Le gouvernement
comptait sur la complicité des organisations
syndicales réformistes du secteur mais il ne comptait
pas sur une réaction aussi déterminée des
personnels. Le 18
février à l’appel de la CGT et de SUD, une assemblée
de plus de 400 personnes s’est réunie
à l’Université D. Diderot à Paris, à la surprise même
des organisateurs.
Cette
assemblée combative a voté une motion
condamnant clairement le projet de loi et
appelant au développement de l’action. Cette
évolution
dans le secteur confirme l’analyse que
nous faisons à Communistes. Quelque chose est
en train de changer dans la perception qu’ont
les salariés de la politique du gouvernement et
pose de manière forte la question de la
coordination des luttes.
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