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Pôle
Emploi lui avait signifié la suppression de ses
droits aux indemnités chômage et en plus lui
réclamait le remboursement d'une indemnité de
600 € trop perçue. Djamal Chaab s'est suicidé
par le feu
le 13 février devant l'agence Pôle
Emploi de Nantes Est dont il dépendait.
Le jour même, les
réactions se sont succédées à l'échelle
nationale. Le 1er ministre Jean- Marc Ayrault a
fait part de sa "très forte émotion",
François Hollande, en visite en Inde, a exprimé
"une émotion toute particulière ». Le ministre
du Travail et de l'Emploi, Michel Sapin,
est
immédiatement venu à Nantes
pour dire que : “Tout a été fait pour éviter ce
drame ».
Le lendemain, la
ministre
Marie-Arlette Carlotti, accompagnée de
François Chérèque devenu inspecteur général des
affaires sociales, sont venus
apporter leur soutien aux agents de Pôle
emploi.
Le personnel de
Pôle Emploi a fait ce qu'il a pu avec les
pauvres moyens que le gouvernement de Hollande,
du PS et de ses alliés mettent à sa
disposition. Non, le personnel de Pôle Emploi
n'est pas responsable de la fin tragique de
Djamal Chaab. Ce n'est pas de ce côté là qu'il
faut chercher les coupables.
Les responsables
on les connait. C'est la politique
mise en œuvre par Hollande et
son gouvernement, qui, fidèles serviteur
du capitalisme continuent la politique de Sarkozy en
l'accélérant et en l'aggravant, crise du
capitalisme oblige!
Chaque jour 1.000
suppressions d'emplois s'ajoutent aux 6
millions de chômeurs que compte notre pays. Le
gouvernement refuse de satisfaire les
revendications des salariés de Pôle Emploi qui
revendiquent depuis des mois du personnel
supplémentaire pour pouvoir remplir
correctement leurs obligations, obligations
humaines s'il en est.
« Tout a été
fait pour éviter ce drame » a déclaré Mr
Bassère, directeur général de Pôle Emploi. Tout
a été fait sauf l'essentiel à savoir qu'il n'y
a pas de travail pour 6 millions de chômeurs.
Pour les
entreprises le gouvernement a su trouver 30
milliards annuels de cadeaux
supplémentaires, à ajouter aux 200 milliards
de suppressions de cotisations, taxe
professionnelle, réduction d’impôts. En
contre -partie au nom de la
« rentabilité », de la
« compétitivité », de la
« baisse des dépenses publiques », du
« coût du travail », tous les
secteurs sont atteints par des suppressions
d’emplois.
Les moyens existent
en France pour changer de politique. Il
y a de quoi satisfaire les revendications,
toutes les revendications de tous les secteurs.
Utiliser l’argent autrement, se réapproprier
les richesses produites par les salariés et
confisquées par le capitalisme, c'est possible
et c'est urgent.
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