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La
côte de Hollande baisse rapidement. Dix
mois après son élection qu'en est-il de la
formule racoleuse : « le changement
c'est maintenant ? C'est vrai des
choses changent et même rapidement mais pas
dans le sens qu'il avait promis.
La
situation du peuple s'est déjà aggravée à
un point tel que les maîtres de l'industrie
et de la finance, les patrons du CAC 40
etc. envisagent déjà, pour le cas où... un
nouveau changement de l'équipe
dirigeante actuelle. Changer de
« gérant loyal pour que rien ne
change, les capitalistes connaissent la
formule et se préparent à la pratiquer une
fois de plus si
nécessaire. Le répit
que les grands groupes capitalistes avaient
escompté avec l'élection d'un Président
socialiste
risque fort d'être plus court qu'ils
l'avaient prévu. D'où leurs manoeuvres
multiples pour hisser progressivement une
nouvelle équipe de « gérants
loyaux » qui remplacerait le moment
venu l'équipe socialiste et consorts
actuellement en place.
Changer
pour que rien ne change, ils connaissent la
formule et sont prêts à la
pratiquer une fois de plus. Après l'UMP et
le PS reste le FN qui est lui aussi à la
solde du capitalisme. A partir de là, il
remplit toutes les conditions pour
bénéficier du soutien total de l'industrie
et de la finance. D'où les manoeuvres
actuelles multiples de la force du capital
pour hisser progressivement sur le devant
de la scène politique Le FN cette autre
équipe de « gérants loyaux » qui
remplacerait l'équipe socialiste actuelle
s'il s'avérait indispensable de le faire.
C'et tout le sens des opérations, privées
et officielles qui sont entreprises pour
assurer la promotion de Marine Le Pen.
Jeudi
21 février, celle-ci a bénéficié de 2
heures 30 sur France 2, où les
personnalités qui l'interrogeaient ont
évité l'unique question décisive. Pendant
plus de 2 heures, il ne fut pas question
une seule fois du capitalisme qui règne sur
le pays et de sa politique. Ce silence
complice lui a permis de défendre, sans
être contredite une seule fois « la
liberté des entrepreneurs », de se
prononcer contre le projet (vite abandonné
par Hollande) des 75% d'impôt sur les
grandes fortunes, de fustiger les dépenses
des communes bien trop élevées, de réclamer
l'augmentation du budget de l'armée, etc.
Le
capitalisme soigneusement mis de côté, la
voie était libre pour Marine Le Pen qui
a montré du doigt les seuls responsables
(d’après elle) de la situation économique
et sociale : les fraudeurs. Qui
sont-ils ces « fraudeurs » ?
Surtout pas les capitalistes. Ce sont eux
pourtant
qui chaque année détournent à leur
profit plus de 550 milliards d'euros sur
plus de 1.000 milliards de richesses
produites par les salariés. De ces
fraudeurs là il ne fut pas question une
seule fois ! D'après Marine Le Pen les
seuls « fraudeurs » qui mettent
l'économie en danger, ce sont les assurés
sociaux
qui creusent le déficit de la
sécurité sociale, ce sont surtout les
immigrés, clandestins ou non, qui creusent
« un trou financier béant ». Mais
qui fait venir en France les immigrés,
clandestins ou non et qui les exploite
honteusement ? Ce même patronat dont
elle défend
si vigoureusement les intérêts.
« Union
des patriotes »,
« rassemblement », répète Marine
Le Pen à tout bout de champ. Pour faire
quoi, contre qui ? Son « rassemblement »
c'est
derrière le grand capital qu'elle le
veut, c'est contre le peuple. Donc la
situation continuera de s'aggraver.
Pour
empêcher ça :
La lutte
anticapitaliste de plus en plus large et de
plus en plus forte doit grandir. C'est
urgent au regard des enjeux considérables
auxquels la classe ouvrière, tous les
salariés et le peuple sont confrontés.
Communistes appelle à l'union, au
rassemblement dans les entreprises et dans
tout le pays pour la lutte anticapitaliste,
contre l'exploitation.
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