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Avant
le 1er janvier 2009, les inspecteurs du
travail étaient affectés aux ministères de
l'agriculture, des transports ou du travail.
Depuis cette date ils sont placés sous l'autorité directe du
Ministère du Travail. Commencé
sous Sarkozy le plan de réforme de
l'inspection du travail se poursuit avec
Hollande. Tenu secret par le Ministère du
travail, le projet de réforme de l'inspection
du travail remet en cause sa mission
au service des salariés et des syndicalistes.
Sapin a décidé de détruire un service qui
impose au patronat le respect du code du
travail. En effet l'inspecteur et les
contrôleurs
intervenaient directement quand ils
jugeaient de l'urgence et de la priorité de leurs
dossiers. Ils recevaient également les
salariés dans les permanences, deux fois par
semaine (déjà difficile, par manque
d'effectifs). Ils pouvaient se rendre dans
les entreprises à toute heure, sans prévenir,
pour imposer le respect du code du travail
aux employeurs. Leurs actions étaient
indépendantes.
Ce
ne sera plus le cas, les nouveaux
« inspecteurs-contrôleurs » seront
sous la coupe des directeurs. Cette
hiérarchie désignera les entreprises à
visiter et quelles seront les actions
prioritaires... L'inspecteur et les
contrôleurs ne seront plus maîtres du choix
de l'entreprise et il n'y aura plus de
« permanences » pour les salariés.
C'est une politique au service du capital qui
est méticuleusement appliquée par le pouvoir
en place. Cela va dans le même sens que
l'accord sur le « marché du
travail », Le pouvoir au service du
capital accélère ses mauvais coups.
Les
travailleurs ne peuvent compter que sur eux
et sur leur force pour lutter. Le 5 mars sera
l'occasion de dire stop à cette politique.
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