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Le journal financier « les Echos »
propriété du multimilliardaire B. Arnault écrit le 26 février
dernier : « Les liquidités accumulées par les sociétés
européennes sont trois fois et demie plus importantes qu’il y a dix
ans ». En France, à
elles seules, 10 entreprises du CAC 40 disposent de près de 75
milliards d’euros. Cette somme représente près du quart du budget
national.
Voici cette liste :
Total : 13 milliards,16-
Renault 11,18- EADS 10,09- France télécom 8,32- Vinci 7,26- EDF 5,65-
Véolia 5,25 Sanofi 5,03- Carrefour 4,41- Arcelor Mittal – 3,87
Soit
au total : près de 75 milliards
C’est pourtant à ces grandes
entreprises capitalistes que le gouvernement socialiste fait
d’énormes cadeaux, fiscaux et sociaux. Le patronat pleure que la
rentabilité des entreprises diminue, relayé en cela par des
« experts » qui sont ses porte-voix. Le gouvernement paie.
Les grands groupes du CAC40 bénéficient d’un taux d’imposition qui
coûtera 20 milliards d’euros à l’Etat. Ce sont les peuples qui paient
la « crise » du capitalisme avec le concours des
gouvernements qu’ils soient de gauche ou de droite.
Que faire de tout cet
argent ?
Pour eux la réponse est simple.
Investir dans les pays dit émergents à fort taux de rentabilité,
augmenter les dividendes, racheter leurs propres actions,
Le journaliste des
« Echos » cite le milliardaire américain W. Buffet qui
vient de racheter le ketchup Heinz pour 28 milliards de
dollars : « C’est aujourd’hui que les places se
prennent ». Dans tous les cas les actionnaires seront gagnants
Il est possible de faire
autrement.
L’argent existe. Cette première
liste en fait la démonstration. Nous en publierons d’autres.
Il est possible d’augmenter les
salaires, d’investir en France, de créer des emplois, de garantir le
financement de la protection sociale. Pour cela une seule
condition : S’attaquer à la dictature du capital.
Le capital ne partage pas.
Seule la lutte permet de lui arracher la satisfaction des besoins des
travailleurs et du peuple.
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