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N°290  Semaine du 11 au 17 mars 2013

 

09 mars 2013

 

8 mars : Journée internationale de lutte des femmes

 

 

* En France l’écart entre le salaire des hommes et des femmes dans le secteur privé est de 28%. Il est de 18% dans le secteur public.

*75% des salariés à bas salaire sont des femmes.

 

*Plus de 30% des emplois à temps partiel sont imposés aux femmes par les employeurs.

 

*32% des femmes seules avec des enfants vivent au dessous du seuil de pauvreté.

 

*80% des femmes retraitées ont des pensions inférieures à 900 euros mensuels. 1 femme sur 2 ne reçoit que le minimum contributif  moins de 600 euros.

 

Pourquoi cette situation faite aux femmes ?  Personne, ni Hollande et son gouvernement, ni le PS et ses alliés, ni la droite ni le FN, ni les médias à leur service… aucun d’eux ne parle de la société : du capitalisme qui pour  accroître ses profits pousse l’exploitation  des salariés le plus loin possible, celle des femmes en particulier.

 

JM.Ayrault et les organisations syndicales ont signé ce 8 mars, un protocole relatif à l’égalité professionnelle dans la fonction publique ». Quel exploit ! Un texte de plus. Depuis 1946 où la Constitution de la France posait le principe de l’égalité hommes femmes dans tous les domaines,  de nouvelles lois ont été adoptées comme en 1983 – 2004 – 2006, des « organismes consultatifs crées ». Nous connaissons les résultats.

 

Hollande dans les pas de son prédécesseur, veut aller plus vite et plus loin. Il y a entre 6 et 8 millions de privés d’emploi, chaque jour 1000 emplois sont supprimés, des dizaines d’entreprises sont fermées. Le gouvernement socialiste fait cadeau de centaines de milliards aux entreprises qui font des profits fabuleux mais il réduit de plus en plus les dépenses publiques et sociales, il attaque tous les secteurs, la santé, la sécurité sociale, les retraites. Les hommes et les femmes subissent cette politique.

 

Comment faire reculer les inégalités ? Par la lutte tous ensemble, femmes et hommes partout et de plus en plus fort.

 

La lutte des femmes pour leurs revendications, leur aspiration à vivre autrement, à l’égalité, est inséparable de la lutte des travailleurs et du peuple contre l’exploitation capitaliste. L’opposition capital – travail est l’opposition de classe du capital et du peuple femmes et hommes ensemble. La solidarité est une solidarité de classe. Hommes et femmes ont le même ennemi, le capitalisme.

Pour changer la condition des femmes, il faut changer la société. Il faut lutter quotidiennement jusqu’à abattre le capitalisme pour construire une société socialiste au service du peuple.

°      °     °

Dans le monde entier des femmes luttent avec leur peuple.

 

Au Mali

 

F. Hollande, le 8 mars a déclaré : « Si certains s’interrogent pour savoir pourquoi la France est au Mali, c’est parce qu’il y avait des femmes qui étaient victimes de l’oppression et de la barbarie »

 

Amina Traoré,  ancienne Ministre de la culture du Mali,  lui répond dans un article paru dans  « l’Humanité »  (extraits)

 

« …Il n’y a pas une crise malienne en tant que telle exigeant la tutelle politique et militaire de la France…D’élection en élection, nous cherchons au Mali mais en vain, des dirigeants qui se soucient de leurs concitoyennes au lieu de chercher à plaire aux investisseurs étrangers et de vendre notre or et nos terres agricoles à notre insu…La guerre a été déclenchée le 11 janvier 2013. Un accord quasi unanime mais tragique pour le peuple malien entoure cette intervention… « La guerre légitime, légale, rapide et propre » est déjà dans l’impasse…Pendant combien de temps les dominants vont-ils continuer à ouvrir des fronts et des plaies en jurant, la main sur le cœur, par la démocratie, les droits de l’homme, la responsabilité de protéger les civils et de défendre les femmes contre les violences ? »

°      °     °

8 mars, quelques points d’histoire

 

La revue « Historia » a publié ce mois de mars un article sous le titre : Les dessous de la journée de la femme. On y lit (extraits)

 

« … La journée de la femme que l’on célèbre mondialement depuis 1977, a un papa et plusieurs mamans. Le père est Lénine, chef de file de la révolution bolchévique et fondateur de l’Union Soviétique. Les mères sont Clara Zetkin et Luise Zietz, deux allemandes qui jouent un rôle politique au sein de l’internationale socialiste… L’idée de dédier une journée au combat politique des femmes est suggérée par elles lors de la conférence internationale des femmes socialistes en août 1910. Luise Zietz qui a servi comme domestique à Hambourg anime les grandes grèves sur les chantiers navals. Clara Zetkin journaliste, fonde le mouvement socialiste féminin… Elles s’appuient sur l’exemple des socialistes américaines qui ont fait une grève et organisé une marche de 20.000 femmes en 1909. Il y a eu ensuite des manifestations en Autriche, en Allemagne, en Suisse…

 

En Russie, Lénine s’empare du pouvoir le 6 novembre 1917… L’égalité entre les sexes est considérée comme une condition de la réussite du projet communiste… Le 8 mars 1921, il déclare que cette date sera désormais célébrée par tous les pays socialistes comme « journée internationale des femmes »... et dresse ce constat : « pour entraîner les masses dans la politique, il faut y entraîner les femmes. Car sous le régime capitaliste, la moitié du genre humain est doublement opprimé ».

 

…Après la seconde guerre mondiale, les pays de l’Est adoptent le 8 mars comme journée de la femme.  A l’Ouest, en revanche, la célébration connaît bien des vicissitudes.

 

 …Ce n’est qu’en 1977, que les Nations Unies demandent à tous les Etats membre de l’adopter. »

 

 

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