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* En France l’écart entre le salaire des hommes et des
femmes dans le secteur privé est de 28%. Il
est de 18% dans le secteur public.
*75% des salariés à bas salaire
sont des femmes.
*Plus de 30% des emplois à temps
partiel sont imposés aux femmes par les employeurs.
*32% des femmes seules avec des
enfants vivent au dessous du seuil de pauvreté.
*80% des femmes retraitées ont des
pensions inférieures à 900 euros mensuels. 1 femme sur 2 ne reçoit
que le minimum contributif
moins de 600 euros.
Pourquoi
cette situation faite aux femmes ? Personne, ni Hollande
et son gouvernement, ni le PS et ses alliés, ni la droite ni le FN,
ni les médias à leur service… aucun d’eux ne parle de la société :
du capitalisme qui pour
accroître ses profits pousse l’exploitation des salariés le plus loin possible,
celle des femmes en particulier.
JM.Ayrault et les organisations
syndicales ont signé ce 8 mars, un protocole relatif à l’égalité
professionnelle dans la fonction publique ». Quel exploit !
Un texte de plus. Depuis 1946 où la Constitution de la France posait
le principe de l’égalité hommes femmes dans tous les domaines, de nouvelles lois ont été adoptées
comme en 1983 – 2004 – 2006, des « organismes consultatifs
crées ». Nous connaissons les résultats.
Hollande dans les pas de son
prédécesseur, veut aller plus vite et plus loin. Il y a entre 6 et 8
millions de privés d’emploi, chaque jour 1000 emplois sont supprimés,
des dizaines d’entreprises sont fermées. Le gouvernement socialiste
fait cadeau de centaines de milliards aux entreprises qui font des
profits fabuleux mais il réduit de plus en plus les dépenses
publiques et sociales, il attaque tous les secteurs, la santé, la
sécurité sociale, les retraites. Les hommes et les femmes subissent
cette politique.
Comment
faire reculer les inégalités ? Par la lutte tous ensemble, femmes et hommes partout et de
plus en plus fort.
La lutte
des femmes pour leurs revendications, leur aspiration à vivre
autrement, à l’égalité, est inséparable de la lutte des travailleurs
et du peuple contre l’exploitation capitaliste. L’opposition capital
– travail est l’opposition de classe du capital et du peuple femmes
et hommes ensemble. La solidarité est une solidarité de classe.
Hommes et femmes ont le même ennemi, le capitalisme.
Pour
changer la condition des femmes, il faut changer la société. Il faut
lutter quotidiennement jusqu’à abattre le capitalisme pour construire
une société socialiste au service du peuple.
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Dans le monde entier des femmes
luttent avec leur peuple.
Au Mali
F. Hollande, le 8 mars a
déclaré : « Si certains s’interrogent pour savoir pourquoi
la France est au Mali, c’est parce qu’il y avait des femmes qui
étaient victimes de l’oppression et de la barbarie »
Amina
Traoré, ancienne Ministre de la culture du
Mali, lui répond dans un
article paru dans
« l’Humanité »
(extraits)
« …Il n’y a pas une crise
malienne en tant que telle exigeant la tutelle politique et militaire
de la France…D’élection en élection, nous cherchons au Mali mais en
vain, des dirigeants qui se soucient de leurs concitoyennes au lieu
de chercher à plaire aux investisseurs étrangers et de vendre notre
or et nos terres agricoles à notre insu…La guerre a été déclenchée le
11 janvier 2013. Un accord quasi unanime mais tragique pour le peuple
malien entoure cette intervention… « La guerre légitime,
légale, rapide et propre » est déjà dans l’impasse…Pendant
combien de temps les dominants vont-ils continuer à ouvrir des fronts
et des plaies en jurant, la main sur le cœur, par la démocratie, les
droits de l’homme, la responsabilité de protéger les civils et de
défendre les femmes contre les violences ? »
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8 mars,
quelques points d’histoire
La revue « Historia » a
publié ce mois de mars un article sous le titre : Les dessous de
la journée de la femme. On y lit (extraits)
« … La journée de la femme que
l’on célèbre mondialement depuis 1977, a un papa et plusieurs mamans.
Le père est Lénine, chef de file de la révolution bolchévique et
fondateur de l’Union Soviétique. Les mères sont Clara Zetkin et Luise
Zietz, deux allemandes qui jouent un rôle politique au sein de
l’internationale socialiste… L’idée de dédier une journée au combat
politique des femmes est suggérée par elles lors de la conférence
internationale des femmes socialistes en août 1910. Luise Zietz qui a
servi comme domestique à Hambourg anime les grandes grèves sur les
chantiers navals. Clara Zetkin journaliste, fonde le mouvement
socialiste féminin… Elles s’appuient sur l’exemple des socialistes
américaines qui ont fait une grève et organisé une marche de 20.000
femmes en 1909. Il y a eu ensuite des manifestations en Autriche, en
Allemagne, en Suisse…
En Russie, Lénine s’empare du
pouvoir le 6 novembre 1917… L’égalité entre les sexes est considérée
comme une condition de la réussite du projet communiste… Le 8 mars 1921, il déclare
que cette date sera désormais célébrée par tous les pays socialistes
comme « journée internationale des femmes »... et dresse ce constat : « pour
entraîner les masses dans la politique, il faut y entraîner les
femmes. Car sous le régime capitaliste, la moitié du genre humain est
doublement opprimé ».
…Après la seconde guerre mondiale,
les pays de l’Est adoptent le 8 mars comme journée de la femme. A l’Ouest, en revanche, la
célébration connaît bien des vicissitudes.
…Ce n’est qu’en 1977, que les
Nations Unies demandent à tous les Etats membre de l’adopter. »
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