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L’école a toujours été celle de la
classe dominante, les réformes de l' Education Nationale tendent toutes vers le même but
: fournir au capital une main - d'oeuvre sur mesure, des
générations formées à l'acceptation du système. Aujourd’hui les
gouvernements successifs se sont fait un devoir de satisfaire de
nouvelles exigences.
Alors que la
scolarisation des 2 ans progressait et prouvait une remarquable
efficacité dans la lutte contre les inégalités, on a entendu
monter un discours sur « les couches » que changeraient
les enseignants et surtout le scandale que constituait le fait
d’arracher les pauvres petits à la supposée douceur maternelle
pour les confier à d’horribles inconnus. Coup double : les
femmes à la maison, les enfants privés des tout premiers
apprentissages si importants.
Dès cette
école maternelle, les enfants se trouvent "évalués" (le
marquage -appelé smiley- vert, orange ou rouge) soumettant ces
petits (et leur famille) à une pression qui ne les lâchera plus.
L'évaluation non plus ne les lâche plus, l'élève est, ou pas,
" capable de réaliser " telle ou telle chose, "
atteint - ou pas- tel ou
tel objectif”. Objectifs définis par des "items" formulés
consciencieusement par des services ministériels imprégnés de la
culture d'entreprise capitaliste. Alors que l'on croit que les
élèves s'instruisent, se forment, apprennent, se cultivent à
l'école, ils sont en fait
formatés," mis
en situation d'apprentissage" pour seulement pouvoir
répondre à ces "items" utilitaristes et proposés, comme
sur catalogue aux gestionnaires des "ressources
humaines". En exagérant un peu mais pas tellement pourrions-
nous bientôt entendre parler de "minerai humain".
Ces capacités,
compétences - consignées dans le 'livret personnel de
compétences" ne sont rien d'autre que le minimum de
savoir-faire nécessaire à l'employabilité à tel ou tel niveau de
l'économie capitaliste…
Toute cette refondation dont la loi Peillon est le dernier
avatar s'inscrit naturellement
dans le cadre de la décentralisation car il faut bien que
d'une part, les enseignants chargés de mettre en oeuvre cette
politique soient soigneusement sélectionnés, non plus par un
concours national mais recrutés localement au plus près des
exigences des entreprises qui définiront les besoins. D'autre part, il faut éclater le
caractère national des programmes et celui des diplômes pour
s'adapter aux pôles de compétitivité tout en rompant le lien qualification-salaire,
obtenu de haute lutte. Enfin, cela passe par l'éclatement du
statut de fonctionnaire avec l'arrivée croissante de quantités
de personnels précaires - AVS*, EVS**, intervenants de toutes sortes - dans
les écoles où l'enseignant doit devenir un précaire parmi les
autres qui devra complaire aux autorités locales, économiques et
politiques.
On voit bien
que derrière la question, néanmoins très importante, de la
semaine de 4 jours ou 4,5 jours, se cachent des intentions d'une
tout autre gravité.
Communistes continue
de dénoncer ces opérations aux conséquences désastreuses et lutte
avec les enseignants, les parents, les jeunes et tous ceux qui
refusent de livrer l'école aux appétits capitalistes.
* Auxiliaire de Vie
Scolaire ==> Retour
** Emploi de Vie
Scolaire ==> Retour
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