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Comme prévu les réformistes vont continuer à diriger le
syndicat mais la CGT a la particularité d’avoir des syndicats
de base qui conservent des positions de classe et qui se
battent dans les entreprises sur cette ligne. Dans tous les
grands conflits en cours (PSA, Good Year, Fralib, Sanofi,
Virgin, etc.) et malgré le battage médiatique ignoble dont
ils sont l’objet (jusqu’au-boutisme, violences, etc.) ces
syndicats tiennent bon face à un patronat et un gouvernement
qui ne lésinent pas sur les moyens répressifs mis en place
pour mettre à genoux ceux qui relèvent la tête.
De
grandes luttes sont en cours, d’autres mûrissent et c’est la
montée de ce courant irréversible dans les entreprises qui
fera prendre conscience que seul le combat de classe
inversera le processus actuel et qu’une société plus juste et
équitable verra le jour.
Les
dirigeants confédéraux de la CGT parlent de « syndicalisme rassemblé » pour répondre aux militants qui
refusent l’unité avec les organisations syndicales qui ont
signé l’accord honteux (ANI) contre l’emploi.
Thierry
Lepaon parle d’un accord « donnant donnant ». De qui se moque t-il, qui peut
croire que les capitalistes négocieraient un accord favorable
aux salariés ?
Pour les salariés
et militants de la CGT, les bases de cet accord et les
soit-disantes « valeurs communes » sont en
vérité l’accompagnement du système capitaliste en France
et dans l’union
européenne, car il ne peut y avoir « d’Europe sociale ».
L’Europe
depuis sa mise en place reste un des moyens mis en place par
les capitalistes et leurs alliés sociaux-démocrates pour
exploiter au maximum les peuples des pays la composant. La
situation faite aux salariés Chypriotes, Espagnols, Portugais
et Italiens est la même que celle des salariés Français et le
seul moyen d’y échapper est une lutte de tous les instants,
opiniâtre contre le patronat et les gouvernements complices.
Certains
parlent d’une autre « répartition des richesses »,
soyons sérieux, les richesses sont créées par les salariés,
elles leur appartiennent et leur reviennent de droit.
Sarkozy
en a rêvé, Hollande veut finir de mettre en place un
paysage politique dominé par un réformisme d’accompagnement
représenté essentiellement par la CFDT, afin de tromper les
salariés et de les cantonner dans des limites acceptables par
les capitalistes.
L’action
en bas commence à faire bouger les choses dans la CGT. La
confédération a dû appeler à une journée de grèves et de
manifestations le 9 avril. C’est dans cette voie qu’il faut
continuer, c’est le seul moyen d’avancer.
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