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La direction
de Renault Trucks (Volvo) n’attend pas. Elle met en application
les "outils" de Hollande.
L’exemple qui suit montre
clairement ce qui se passera demain.
Prenant prétexte de fermer ou de
rendre pérenne un de ces sites, celui de Bourg en Bresse, la
direction propose un accord «emploi compétitivité »
aux salariés de ce site. La direction décide de l’appliquer
unilatéralement car aucune organisation syndicale du site
n’a signé cet accord, dont voici quelques extraits :
Cette usine travaillait en poste
de 2X8, afin de "s’adapter au marché", l’ensemble
de la production passera
en horaire normale 1X8. Chaque journée sera allongée
de 10 à 20 mn et des heures supplémentaires obligatoires
seront mises en places.
Les salariés vont perdre les
primes d’équipe et casse-croute soit 250€ par mois brut.
Les heures supplémentaires vont
donner 100€ de plus, brut par mois…soit une perte pour le
salarié de 150€. Pas perdu pour tout le monde… ce fric pris
sur le dos des salariés, il appelle ça : réduire le cout unitaire
du camion.
Les salariés ont reçu leur
avenant à leur contrat de travail, ils ont un mois pour
répondre avec
comme simple choix: soit ils
acceptent, soit ils sont licenciés.
Voilà qui en dit long sur
l’accord national de « flexisécurité » signé par
la CFDT, la CFE-CGC, et la CFTC et le MEDEF accord qui est en discussion
au parlement à
partir de cette semaine et prendra force de loi. Rendre
l'industrie française compétitive en augmentant
l'exploitation de la classe ouvrière, voilà l’objectif pour
tirer encore plus de profit.
C'est encore un signal d'alarme
de plus pour l'ensemble de la classe ouvrière, il est urgent d’engager une lutte
bien plus forte contre les forces du capital et le
gouvernement à leur service.
La
situation économique et sociale nécessite une riposte forte
et déterminée.
Le 9 avril soyons au
rendez-vous.
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