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La situation s'aggrave très vite. Rarement les
salariés n'ont vu leurs droits remis en cause à ce point.
La loi dite ANI votée par l’Assemblée Nationale permet
entre autre au patronat de diminuer les salaires,
d'allonger le
temps de travail, de licencier.
L'exploitation
des salariés sans limite devient un droit. Les patrons
se justifieraient
par des
« difficultés » économiques ? On
voit ce qu’il en est en regardant les scores des profits
et la bourse.
Les tenants
du capital, le gouvernement socialiste et ses amis, des confédérations
syndicales complices signent des accords sur le dos des
salariés. Ces confédérations avec la CFDT trahissent les
salariés et leurs adhérents.
Tout ce
beau monde est au service du capital. Une fois de plus la
démonstration est faite avec cet accord que l'association
capital/travail est un leurre. Leurs intérêts sont
antagoniques. Les salariés de plus en plus exploités
paient les profits faramineux du capital. Parallèlement
l'industrie de notre pays est délocalisée, elle devient
exsangue pour permettre au capital de maintenir un taux
de profit maximum. Un chiffre : les paradis fiscaux
abritent près de
32.000 milliards de dollars.
Et les capitalistes de notre pays ne sont pas les
derniers à profiter de ce système nécessaire au capital
dont la moralisation est une énorme plaisanterie. On a vu
ce qu'a donné la « moralisation » des banques
en 2008.
Le bilan de
ce 9 avril, bien tardif pour appeler les salariés à
lutter a néanmoins rassemblé plus de 120 000
manifestants. Le manque
de conviction des confédérations qui combattent
cette loi scélérate
a limité l’ampleur de cette journée. La grande
majorité des députés a voté pour. Rien d'étonnant !
Après avoir instrumentalisé une fois de plus la CFDT, la
CFTC, la CGE pour
qu'elles approuvent des accords inqualifiables, le PS et
le gouvernement n'avaient plus qu'une étape à franchir,
celle du vote de ses parlementaires. C’est maintenant
fait.
Cette journée du 9 avril ne
doit être qu'une étape. La mobilisation doit s'amplifier
non seulement pour faire tomber cette loi scélérate mais
plus largement pour imposer des discussions sur les
salaires, l'emploi, la santé, la retraite, l'éducation.
Tous ces sujets qui font le quotidien du salarié et de la
population. Revendications qu'il faut transformer en riposte
de masse, une riposte organisée et déterminée.
Le 1er mai
approche. Journée de lutte traditionnelle, soyons dans ce
contexte politique et social des millions dans la rue à
refuser la loi du capital. Rarement dans le pays la
nécessité de s'unir pour lutter contre le capital et ses
soutiens n’a été aussi grande.
La CFDT qui
avec le gouvernement socialiste sert le patronat et le
capital, refuse de participer à la manifestation
syndicale unitaire...
Ce qui sera déterminant
c’est l’action des
millions de personnes qui ne supportent plus les
conditions de vie et de travail qu'ils subissent pendant
que d'autres se roulent dans l'argent.
La
réussite des luttes passe par l'unité des salariés, de la
population contre le capital. Elle est indispensable pour
gagner.
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