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Le capital n’épargne aucune catégorie de
travailleurs. Les agriculteurs et les éleveurs
n’échappent pas à la course effrénée du profit.
Dans plus de 82 départements, ces derniers
manifestaient.
Pour quelles
revendications?
Les gros céréaliers et
les « paysans industriels » bénéficient des
subventions de la PAC (Politique Agricole Commune)
européenne, alors que la masse des éleveurs et des
agriculteurs supportent (voir la spéculation
effrénée sur le prix du soja) des coûts de
production qui ne cessent de croître et ne sont pas
répercutés sur leur prix de vente. Ils subissent le
chantage des supermarchés par l’alternative imposée
par ces derniers : ou les prix baissent ou la
vente ne s’effectue pas.
Certains éleveurs et
agriculteurs affirment que malgré un travail de 365
jours par an (le bétail ne jeûne pas et la traite
du lait ne peut pas attendre), ils ont eux mêmes du
mal à survivre à cause de la vente à perte.
Portant au bout de la
chaîne le consommateur débourse de plus en plus
pour l’achat de leurs provisions.
Les éleveurs craignent
aussi la disparition da la profession en France, ce
qui aurait pour conséquence l’importation de
produits étrangers
dont la qualités n’est pas toujours assurée
(normes sanitaires, etc…)
Quant au gouvernement socialiste
qui applique la PAC, il se retranche derrière
la Loi de Modernisation de l’Economie, (LME), il
renvoie les éleveurs et les agriculteurs à des
« négociations » entre les
producteurs et la grande distribution…
Ainsi
et comme à son habitude, le capital engendre ses
méfaits.
Les éleveurs et les agriculteurs ont raison
de se défendre : ils se sont donné rendez-vous
le 23 juin à Paris.
« COMMUNISTES »
les soutient.
PS :
Christian Jacob est un des dirigeants de l’UMP,
secrétaire de son groupe parlementaire à l’Assemblée
Nationale... C’est aussi un gros producteur de
céréales. Il ne manifestera pas le 23 juin.
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