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Six
salariés Good Year en garde à vue mardi 23 avril
2013 au commissariat de Nanterre ; Libérés
mardi soir, 4 d’entre eux sont poursuivis pour
violences à l’encontre des forces de l’ordre
(lequel ?) le 7 mars à Rueil-Malmaison lors de
la réunion du Comité Central d’Entreprise pour
présentation du plan de 1173 licenciements. Ces 4
otages passeront au Tribunal courant septembre
2013.
Comme par hasard, cette énième
provocation se passe le jour où le syndicat CGT
présentait à la direction son projet de SCOP dans
les locaux de la Bourse du Travail rue Turbigo à
Paris ; cette réunion même où le ministère du
rabaissement productif et du travail brillaient par
leur absence.
Pourquoi
4 otages parmi les 750 salariés venus dans 13 bus et
donc présents ce jour là à Rueil ?
Pour
faire un exemple face aux 1173 licenciements en
cours sur le site d’Amiens ?
Mickaël Wamen le secrétaire de
la CGT déclarait « on
pensait avoir vécu le pire sous Sarko, c’était compter sans l’équipe
Hollande », celui là même qui avait promis
avec Montebourg sur le parking d’Amiens Nord de
s’occuper personnellement du dossier Good Year s’il
était élu président.
Comme chez Mittal à Florange où
les 2 derniers hauts-fourneaux en veille sont
éteints aujourd’hui, à Prétroplus à Petit-Couronne
ou PSA à Aulnay, les salariés et uniquement eux
paient le prix fort de l’allégeance
sociale-démocrate au capitalisme.
Quand
8,5 millions de personnes, c’est-à-dire près de 15
% de la population de
notre pays vivent en dessous du seuil de pauvreté dont 2,7
millions d’enfants, les
cadeaux gouvernementaux continuent d’être
honteusement octroyés aux grands groupes qui bradent
nos industries.
« Communistes »
soutient les luttes pour l’emploi qui se développent
dans notre pays et qui seules sont porteuses
d’espoir pour les salariés qui veulent un
changement profond de notre société au profit de la
population de notre pays.
Le 17
mai au Tribunal de Nanterre et le 22 mai à
Rueil-Malmaison les salariés Good Year
diront :
On
est toujours debout et on lâche rien !!!
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