|
La
Maison Blanche accuse les forces gouvernementales syriennes d’avoir
utilisé des armes chimiques, un prétexte pour Washington d’engager une
nouvelle guerre au Moyen-Orient. Il y a dix ans, le gouvernement Bush
s’était servi de celui des « armes de destruction massive » pour
lancer une guerre d’agression contre l’Irak. Le gouvernement US actuel
est sur la même voie pour lancer la guerre contre la Syrie.
Préparant le scénario, Obama avait déclaré
que tout recours aux armes chimiques « est une ligne rouge pour
les Etats-Unis d’Amérique ». La
Maison Blanche déclare que les services de renseignement américains
croyaient « avec plus ou moins de certitude » que le régime
syrien a fait usage d’armes chimiques en Syrie, notamme nt du
gaz sarin. Une chose est vraie : les preuves s’accumulent sur l’utilisation
d’armes chimiques mais par… les islamistes anti-syriens.
Aujourd’hui, comme hier pour attaquer l’Irak, ces
affirmations sont utilisées comme prétexte à une guerre d'agression
pour la défense des intérêts impérialistes américains au
Moyen-Orient.
Les hauts responsables américains préparent l’opinion.
La semaine dernière dans le journal Los
Angeles Times, ils parlaient, au
motif de « sécuriser » les stocks d'armes chimiques, d’envoyer 20.000
soldats et marines américains pour envahir la Syrie. A son tour le sénateur
républicain John McCain, l’ancien candidat à la présidentielle, a
demandé à Obama qu’il agisse pour appliquer enfin sa « ligne rouge ».
Les Frères Musulmans et les politiciens exilés subissent d’importants revers
dans ce pays. Les «rebelles» soutenus par l’Occident ont dernièrement
enregistré une série de défaites dont la perte de la ville d’Otaiba,
qui servait à l’acheminement des armes et de l’aide fournies par les
monarchies du Golfe et ses alliés, dont la France. Ils appellent au
secours. Ils ont réclamé que les pouvoirs occidentaux agissent rapidement et résolument pour
démontrer que la ligne rouge d’Obama n'est pas «une parole en
l'air».
Tous ces propos convergent vers le même objectif :
le bombardement américain et l’intervention directe de troupes américaines
sur le sol syrien. Le gouvernement socialiste de Hollande s’est
prononcé pour l’intervention. De son côté, le Conseil de Sécurité de
l’ONU s’est prononcé contre. Nous en sommes là aujourd’hui.
Washington poursuit un autre but très précis dans la région.
Il prépare une guerre contre l’Iran sous le prétexte de son programme
nucléaire. A cette fin, a été signé un contrat de 10 milliards de
dollars de fourniture d’armes à Israël, à l’Arabie saoudite et aux
Emirats arabes unis, avec des avions de combat F-16, des missiles de
précision air-sol, des avions-citernes de ravitaillement en plein vol
et autres systèmes d’armements conçus pour préparer une guerre contre
l’Iran. 10 milliards de dollars représentent le quart des dépenses
militaires françaises pour 2013 !
Le véritable objectif de ces préparatifs de
guerre, c’est de contrôler étroitement les régions stratégiques et
riches en pétrole du Moyen-Orient et de l’Asie centrale.
L’agression militaire contre la Syrie et l’Iran serait
une guerre encore plus sanglante que celles menées par les Etats-Unis
en Irak et en Afghanistan. Le risque c’est un embrasement de toute la
région, car la Russie et la Chine peuvent considérer que leurs intérêts
sont menacés.
Les populations syriennes et iraniennes
paieraient un lourd tribut pour une telle guerre.
Toute
notre solidarité va au peuple syrien qui lutte pour une nouvelle
Syrie fondée sur la justice sociale, l’égalité, la démocratie, la
lutte contre la corruption et contre toute intervention impérialiste.
La lutte pour la paix et
le désarment doit se renforcer en France et partout dans le monde, c’est
indispensable et urgent.
|