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Patrons,
syndicalistes, partis politiques, usent et abusent des termes « dialogue
social », « démocratie sociale » et « cohésion
sociale ». D’après eux les « relations sociales » ne
peuvent être que celles de « partenaires sociaux ».
La « démocratie sociale » jurait le
conseiller d’un 1er Ministre socialiste « condense
toutes les formes de négociation, de consultation ou d’échange d’information
à tous les niveaux, entre les employeurs, les représentants des
travailleurs et les pouvoir publics sur des questions d’intérêt
commun ».
Dans une société divisée en classe, dont l’une
détient les moyens de production et d’échange, tandis que l’autre,
celle des travailleurs salariés, ne possède que sa force de travail
qu’elle vend au capitaliste, peut-on parler « d’intérêt commun » ?
La « démocratie sociale » n’est que la couverture de ce
que l’on appelle la collaboration de classe. Dans l’entreprise, c’est
le patron et les actionnaires qui décident des productions et des
salaires, certainement pas les salariés !
La démocratie sociale » alimentée par le « dialogue
social » n’est rien d’autre que le masque de la collaboration
de classe capital/travail. Ctte collaboration de classe est
entretenue pour assurer le maintien de l’ordre établi. Elle sert de
support aux régressions sociales dont le capital a un besoin impérieux
pour accroître ses profits.
C’est le cas du texte cosigné par le patronat,
la CFDT, la CGC et la CFTC à propos de la « transformation »
du droit du travail, qui liquide les garanties des salariés en matière
d’emploi, de licenciement, de salaire, de conditions de travail et
de mobilité. Cet « accord » l’ANI, est aujourd’hui
transposé dans la loi. Des organisations syndicales minoritaires se
sont permises de concocter avec le MEDEF au nom du « dialogue social » un texte
entièrement orienté contre les salariés ! Cette situation
convient très bien à la CFDT puisque son dirigeant a déclaré le 1er
mai : « Pour nous c’est un texte majeur. Il apporte de
nouveaux droits pour les salariés ». On croit rêver !
C’est au nom de cette « démocratie sociale »
que sont mis en place des mécanismes visant à valider les choix du
capital. Le recours systématique aux « experts » et « comités »
est utilisé pour des simulacres de consultations qui rendent immanquablement la
copie que le pouvoir et le patronat leur demandent. Ce fut le cas
avec le « comité d’orientation des retraites ». Le terme « société
civile » recouvre les organisations syndicales des salariés et
celles du patronat mais aussi une kyrielle d’associations. L’apparence
« démocratique » de cette diversité n’a d’égale que l’éloignement
des décisions dans lequel sont tenus les citoyens et les salariés,
pour masquer les enjeux politiques et leur contenu de classe.
Constatant la montée des inégalités (le nombre
de rapports à cet égard est impressionnant), les partisans du maintien de l’ordre
capitaliste redoutent la montée des mécontentements, leur
expression sous forme de lutte et pire encore le développement d’un
parti politique comme le nôtre, le seul parti qui conteste l’ordre
capitaliste lui-même.
Des structures associatives privées sont chargées
de maintenir la pression sociale dans des limites acceptables pour
l’ordre ambiant. Lorsque cela ne suffit pas, l’ordre tout court est
appelé à la rescousse, comme c’est le cas contre les salariés en
lutte, ceux de GoodYear
par exemple. Dans certains quartiers, le comportement des forces de
l’ordre suivant les instructions ministérielles relève même du maintien de l’ordre dans une vision
coloniale.
Une autre voie vise à démolir les services
publics et les droits sociaux. Ainsi sont en permanence opposées
les catégories entre elle : les chômeurs contre les salariés,
les actifs contre les retraités, les fonctionnaires contre les
travailleurs du privé, les enseignants contre les parents, les
jeunes contre les vieux….. La privatisation de la misère est
devenue un véritable « business » et une machine de
guerre du capital pour briser les solidarités.
Remettre la lutte des classes au centre de l’affrontement
contre l’ordre capitaliste et pour la construction d’une société
nouvelle socialiste libérée de l’exploitation, implique nécessairement le développement
d’un parti révolutionnaire de lutte de classe. C’est ce que nous
avons fait en créant notre parti « Communiste » et c’est
ce que nous faisons en le développant comme l’outil indispensable de
la transformation sociale. Pour donner plus de force à ce combat,
rejoignez-nous. Adhérez à « Communistes ».
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