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Les plans d’austérité imposés
partout en Europe par les multinationales et les Etats à leur service
continuent d’aggraver la situation sociale des peuples et de dégrader
l’économie de leurs pays...
Le taux de chômage en Europe est passé de 6,8% en
Janvier 2008 à 11% en Mars 2013, il atteint 26,5 millions de
travailleurs...
Partout c’est la même politique qui prévaut :
baisse des salaires et des pensions, pouvoir d’achat en chute libre.
La consommation des ménages continue de baisser dans tous les pays d’Europe.
Dans ce contexte, la vente de véhicules
automobiles (toutes marques) a régressé de 10% et de 14% en France (1er
trimestre 2013).
Pour maintenir et accroître leurs profits, les
multinationales du secteur se livrent une concurrence acharnée.
* Fiat investit 7 milliards au Brésil pour
produire 250 000 véhicules et projette de fusionner avec Chrysler
(dont il détient déjà 58% du capital) pour s’offrir une place de
choix à la bourse de New York.
* PSA et Général-Motors veulent construire
ensemble des véhicules utilitaires en dehors d’Europe laissant à Opel
(filiale de Général-Motors) le marché européen pour réaliser ses
profits.
* Des « rapprochements » ont lieu
actuellement entre Daimler (Mercedes) et Renault (allié à Nissan)
pour produire également des véhicules utilitaires, mais Renault et
Opel sont déjà partenaires dans ce secteur de fabrication.
N’allons pas plus loin dans ces explications, on
y perdrait son latin, d’autant plus que d’autres « rapprochements »
ou fusions sont en cours au gré des aides publiques des pays « accueillants »
ou des conditions sociales existantes.
Le but poursuivi de toutes ces manœuvres est,
bien entendu, la recherche de profits maximums le plus vite possible
dans un marché automobile qui continue de chuter sous l’effet des
plans d’austérité.
L’exploitation du travail des salariés de l’automobile
est sans limite. Avec l’aval des syndicats (sauf la CGT), PSA
supprime 11 200 emplois, ferme l’usine d’Aulnay, et licencie 1 400
travailleurs à l’usine de Rennes. En dix ans, un tiers des effectifs
a été supprimé dans cette usine (12 000 contre 4 100
aujourd’hui). Les contrats de 850 intérimaires ne seront pas renouvelés
à l’usine de Sochaux.
Peugeot va entamer maintenant le deuxième volet
de son plan de restructuration pour aboutir à un accord analogue à
celui de l’usine de Sévelnord qui consiste à geler les salaires, à
abandonner les congés de réduction du temps de travail et accroître
la flexibilité interne et externe.
PSA envisage également de se séparer de
quelques-unes de ses filiales, dont Faurecia (pour obtenir du cash).
Dans le même temps, il distribue 370 millions aux actionnaires.
Chez Renault, c’est le même schéma : 8000
suppressions d’emplois, gel des salaires et flexibilité sont déjà en œuvre,
là encore le « dialogue social » a bien fonctionné.
Toyota qui a réalisé un profit de 10 milliards d’euros,
impose aux salariés de Valenciennes des conditions de travail
catastrophiques. Depuis le début de l’année, deux équipes au lieu de
trois fabriquent le même nombre de véhicules (800/jour). « C’est
un travail efficace » souligne le journal « Les Echos »,
chaque véhicule est fabriqué en 60 secondes contre 90 secondes
auparavant, et l’objectif est de baisser encore ce temps de
fabrication à 58 secondes d’ici le mois d’Août. Si la production
journalière n’est pas atteinte, Toyota impose aux salariés de
travailler jusqu’à 55 minutes supplémentaires.
Ce dispositif existe déjà dans l’usine de
Sevelnord (Peugeot). La CFDT, signataire des accords, reconnaît que « le résultat pour les opérateurs,
c’est que le rythme devient de plus en plus exigeant » On s’en
serait douté !! Ce partenaire des multinationales croit révéler
une vérité sans rien condamner et bien sûr sans appeler à lutter.
Les
sous-traitants et équipementiers de l’automobile ne sont pas en
reste. Après l’annonce de la fermeture de Goodyear Amiens, Michelin déclare
étudier un plan de restructuration, Heulliez est une nouvelle fois
menacé de fermeture, Valéo continue à supprimer des emplois…
La
casse sociale et industrielle s’accélère. Pour y mettre un terme, il
n’y a que la lutte.
Communistes
est le seul parti à proposer cette voie. Tous les autres et les
centrales syndicales aménagent ou sont d’accord avec la politique des
multinationales.
Rejoindre
communistes c’est renforcer la lutte pour faire reculer et abolir le
capital.
C’est l’appel
que nous lançons.
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