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La crise politique et sociale va
encore s’aggraver. La Bulgarie qui a rejoint à marche forcée la
Communauté Européenne, a été placée sous le contrôle de l’OTAN par
les forces politiques de gauche et de droite qui y ont liquidé la
propriété collective à leur profit. Ce pays vit des heures
dramatiques tant son peuple y est exploité par des équipes d’affairistes
corrompus qui ont mis la main sur le pouvoir avec la bénédiction
des dirigeants européens.
Cette situation a conduit à des manifestations
imposantes contre l’augmentation des prix, le chômage de masse et
la corruption qui ont contraint le pouvoir a organiser des élections anticipées. Le
résultat de ces élections est significatif de la crise politique
profonde que traverse le pays. Sans aucune perspective de
changement tant les forces de droite et de gauche font la même
politique, celle de l’oligarchie qui a mis en coupe réglée le pays,
les bulgares ne sont pas allés voter pour la moitié d’entre eux.
Pour le reste, ils ont mis en première position le parti de droite
(32%) sortant et en deuxième position le parti socialiste (27%)
tandis que près de 13% se sont portés sur des partis à l’orientation
fascisante.
Les conditions d’une aggravation brutale de
la crise économique et sociale sont réunies. En l’absence d’une
force révolutionnaire conséquente il y a fort à parier que les représentants
de l’oligarchie vont tenter de maintenir sous le boisseau les révoltes
populaires qui se développeront tout simplement pour assurer la
survie des gens. Dans ces conditions l’immigration est un objectif
d’une partie de la population qui devient ainsi une force de
travail bon marché pour les pôles capitalistes européens dominants.
Cette situation caractéristique des pays les moins développés de l’Europe
montre à quel point la construction européenne est une machine de
guerre contre les peuples.
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