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Hebdo |
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N°2.
Semaine du 19 au 25 février 2007 5 Journées ordinaires du capitalisme 8 février :
C. STREIFF, nouveau PDG de Peugeot-Citroën vient de livrer ses
priorités. PSA va mal, il n’a réalisé que 176 millions
d’euro de profits en 2006. Streiff va donc opérer « un changement
drastique dans le rythme des économies » en diminuant les effectifs et
en augmentant … la productivité. Car « il faut aller plus vite
encore » et multiplier les achats dans les pays à bas coût de
main-d’œuvre. Quant aux salaires, à l’emploi, au développement industriel, à
la vie de régions entières, tout cela n’est pas prioritaire. 9 février : GHOSN est
content. Il assure un dividende à 3,10 euros par action contre 2,40 l’an
dernier. Objectif atteint (1,06 milliards d’euro de profits). Que les
salaires du personnel n’aient pratiquement pas augmenté, que les
sous-traitants aient vu leurs prix écrasés (309 millions de moins sur les
achats), que la productivité soit en hausse, que la pression sur les salariés
devienne insupportable (3 suicides en quelques semaines au Technocentre de
Guyancourt) … tout cela ne compte pas chez Renault. 12 février : Paris, procès du naufrage de
l’«Erika ». Un condensé du mépris du capitalisme pour les hommes et la
nature. Un navire poubelle, un équipage sous-payé, un pavillon de
complaisance, toutes les conditions d’une catastrophe étaient réunies pour un
transport à hauts risques au profit de Total. Dans la salle du tribunal, il
manque un coupable : le capitalisme. 13 février : la firme Alcatel-Lucent annonce 13.000
suppressions d’emplois dans le monde, 1.500 en France. Il s’agit d’emplois
d’ingénieurs et techniciens hautement qualifiés. Dans le même temps, elle
annonce un profit de 520 millions de dollars pour 2005. Insuffisant à ses
yeux. Elle veut réaliser 600 millions d’économies supplémentaires à
distribuer aux actionnaires. 21 février : EADS, fleuron européen de l’aéronautique doit
annoncer lui aussi une vague de suppressions d’emplois, alors que le carnet
de commandes est plein. Contradiction ? Non, gestion capitaliste.
Assurer le profit coûte que coûte. Alors que c’est cette gestion qui est
responsable du retard de l’A380 et de l’A350.
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