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Le financement de
cette disposition sociale est à la charge intégrale des salariés.
L'employeur ne subit aucune charge. Une journée supplémentaire
non rémunérée lui permet de bénéficier d'une journée de
production supplémentaire gratuite. On comprend qu’il en
redemande. Quelle aubaine pour les patrons, ils touchent à chaque
fois le jackpot !!!
Prenons l’exemple d’un
salarié payé 1500 € par mois : l’employeur aurait dû verser
pour cette journée de travail 121€ à son salarié et 34 euros de
cotisations sociale. Total : 155 euros. Il ne règle cette
somme pas à la caisse de solidarité. Il est exempté de
cotisations sociales sur cette journée, il doit seulement verser…
0,3% de la masse salariale soit 54 euros. L’employeur va donc
"empocher" la différence : 101 euros.
Et de plus, il
gagne 1 journée de
production supplémentaire
Pour le salarié le
gain est 0 €, il a eu le plaisir d’avoir travaillé gratuitement
une journée pour son patron sans compter les frais de déplacement
ou la prime repas non compensés ce jour là…
En juin 2011, le PS déclarait que
sept ans après l’invention de la journée de solidarité du lundi
de Pentecôte par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, le
bilan était "piteux". « Nos aînés ne sont pas mieux
lotis qu'en 2003. Les ressources de la CNSA (Caisse nationale de
solidarité pour l'autonomie) sont siphonnées par l'assurance
maladie à hauteur de 100 millions d'euros".
Le premier ministre Jean-Marc Ayrault, alors dans l’opposition,
avait qualifié cette loi de : «parfait exemple de la
fausse bonne idée». …
Aujourd’hui au pouvoir, non seulement il ne
revient pas sur cette "fausse bonne idée" mais depuis
le 1er avril 2013, il a étendu la contribution
solidarité autonomie (CSA) aux retraités imposables. Ceux-ci
seront soumis à un prélèvement de 0,3 % sur leurs pensions.
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